MESSAGE A LA FAMILLE SALETTINE du 12 avril 2018
« Soyez dans la joie et l’allégresse » … Le Seigneur demande tout ; et ce qu’il offre est la vraie vie, le bonheur pour lequel nous avons été créés. Il veut que nous soyons saints et il n’attend... Czytaj więcej
Le 32ème Chapitre Général
Le 32ème Chapitre Général a commencé ses délibérations à Las Termas de Rio Hondo - Argentine. Le 32ème Chapitre Général a Las Termas de Rio Hondo - Argentine. Czytaj więcej
MESSAGE A LA FAMILLE SALETTINE du 5 avril 2018
 « Allons en avant avec la joie de la résurrection de Jésus: Il est toujours à nos côtés ! » (Tweet du pape François - 5 avril 2018) Seigneur, merci d’être toujours avec moi ; ouvre... Czytaj więcej
MESSAGE A LA FAMILLE SALETTINE du 29 mars 2018
« Acclamé puis rejeté par le peuple, Jésus donne sa vie par amour pour son Père et pour le monde ». Mystère du calvaire, scandale de la croix, le Maitre de la Terre, esclave sur ce bois ! Victime... Czytaj więcej
MESSAGE A LA FAMILLE SALETTINE du 23 mars 2018
« Pour fleurir, et porter des fruits de charité, la vie chrétienne a besoin d’avoir ses racines en Jésus Christ, et d’être arrosée par la prière et les sacrements » (pape François) Si... Czytaj więcej
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Sanctuaires les plus visités

Appartenance
(Quatrième dimanche de Pâques : Actes 4, 8-12 ; 1 Jean 3, 1-2 ; Jean 10, 11-18)
C'est le dimanche du Bon Pasteur. A chacune des trois années du cycle liturgique, le quatrième dimanche de Pâques, l’Eglise nous présente une autre partie de Jean 10, où Jésus lui-même s’appelle berger.
« Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent », dit Jésus. C'est la base de la confiance pour ceux qui le suivent. Ils savent qu'ils sont les siens ; il ne les abandonnera jamais. Le berger et son troupeau appartiennent l'un à l'autre. Combien de fois Dieu promet : « Je serai ton Dieu, tu seras mon peuple ».
Dans sa première lettre, saint Jean utilise une image différente : « Nous sommes enfants de Dieu ». C’est là aussi une invitation à la confiance.
« Avancez, mes enfants, n'ayez pas peur. » Notre-Dame de La Salette accueille Maximin et Mélanie comme ses enfants et, à travers eux, nous tous, qu'elle appelle ‘mon peuple’. Elle nous appartient, nous lui appartenons. Après avoir été terrifié au début, les enfants sont venus à elle avec une parfaite confiance. Même si une grande partie de ce qu'elle disait était désagréable à entendre, elle n'inspirait pas la peur.
Saint Pierre dans son discours exhorte puissamment son public à mettre leur confiance en Jésus. « En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »
Dans le rite du baptême des enfants, le prêtre s'adresse à l'enfant avec ces mots : « La communauté chrétienne t’accueille avec joie. En son nom, je te marque de la croix, le signe du Christ, notre Sauveur. » Dès lors, l'enfant et le Sauveur s’appartiennent l'un à l'autre, ainsi que l'enfant et la communauté chrétienne. Cela signifie que chacun peut attendre quelque chose de la part de l'autre.
Dans les évangiles, Jésus nous dit que les gens de foi devraient s'attendre à ce que Dieu entende leurs prières. Dans la lettre aux Hébreux 4 :16, nous lisons : « Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours » (Ce verset, d'ailleurs, servait autrefois d'introït à la messe en l'honneur de Notre Dame de La Salette.)
Mais Dieu a le droit d’attendre, de notre part, l'obéissance et le respect. Ce n'est pas lourd. Cela fait partie de la confiance que nous plaçons dans le Bon Pasteur.
Nous appartenons au troupeau du Christ, à la famille des enfants de Dieu, au peuple de Marie. Pourquoi aurions-nous peur ?
Traduction : Paul Dion

Appartenance
(Quatrième dimanche de Pâques : Actes 4, 8-12 ; 1 Jean 3, 1-2 ; Jean 10, 11-18)
C'est le dimanche du Bon Pasteur. A chacune des trois années du cycle liturgique, le quatrième dimanche de Pâques, l’Eglise nous présente une autre partie de Jean 10, où Jésus lui-même s’appelle berger.
« Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent », dit Jésus. C'est la base de la confiance pour ceux qui le suivent. Ils savent qu'ils sont les siens ; il ne les abandonnera jamais. Le berger et son troupeau appartiennent l'un à l'autre. Combien de fois Dieu promet : « Je serai ton Dieu, tu seras mon peuple ».
Dans sa première lettre, saint Jean utilise une image différente : « Nous sommes enfants de Dieu ». C’est là aussi une invitation à la confiance.
« Avancez, mes enfants, n'ayez pas peur. » Notre-Dame de La Salette accueille Maximin et Mélanie comme ses enfants et, à travers eux, nous tous, qu'elle appelle ‘mon peuple’. Elle nous appartient, nous lui appartenons. Après avoir été terrifié au début, les enfants sont venus à elle avec une parfaite confiance. Même si une grande partie de ce qu'elle disait était désagréable à entendre, elle n'inspirait pas la peur.
Saint Pierre dans son discours exhorte puissamment son public à mettre leur confiance en Jésus. « En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »
Dans le rite du baptême des enfants, le prêtre s'adresse à l'enfant avec ces mots : « La communauté chrétienne t’accueille avec joie. En son nom, je te marque de la croix, le signe du Christ, notre Sauveur. » Dès lors, l'enfant et le Sauveur s’appartiennent l'un à l'autre, ainsi que l'enfant et la communauté chrétienne. Cela signifie que chacun peut attendre quelque chose de la part de l'autre.
Dans les évangiles, Jésus nous dit que les gens de foi devraient s'attendre à ce que Dieu entende leurs prières. Dans la lettre aux Hébreux 4 :16, nous lisons : « Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours » (Ce verset, d'ailleurs, servait autrefois d'introït à la messe en l'honneur de Notre Dame de La Salette.)
Mais Dieu a le droit d’attendre, de notre part, l'obéissance et le respect. Ce n'est pas lourd. Cela fait partie de la confiance que nous plaçons dans le Bon Pasteur.
Nous appartenons au troupeau du Christ, à la famille des enfants de Dieu, au peuple de Marie. Pourquoi aurions-nous peur ?
Traduction : Paul Dion

Réalités de la vie
(Troisième dimanche de Pâques : Actes 3, 13 – 19 ; 1 Jean 2, 1-5 ; Luc 24, 35-48)
Saint Pierre adopte une approche conciliante en s'adressant à ceux qui ont crucifié Jésus : « Vous avez agi dans l’ignorance. » Et il leur offre la perspective de voir leurs péchés effacés.
Saint Jean écrit quelque chose de semblable à sa communauté chrétienne. Il sait fort bien qu'ils commettront le péché, et il les assure qu'ils ont un défenseur, Jésus, qui non seulement plaidera leur cause mais, par son sacrifice, obtient le pardon de nos péchés.
Evidemment, ni Pierre ni Jean ne suggèrent que le péché soit permis. Ce serait comme dire qu'il est bon de boire du poison tant que vous avez l'antidote.
Poursuivant l'analogie de la santé, c'est une réalité de la vie que les gens mangent des choses qui leur sont nuisibles ou négligent des choses qui leur sont saines. Les diabétiques peuvent trouver difficile de résister aux bonbons ; les personnes en surpoids peuvent ne pas vouloir faire de l'exercice. De même, un ‘péché tenace’ peut avoir un pouvoir énorme sur nous.
Pierre et Jean étaient réalistes. Ils comprenaient la nature humaine et reconnaissaient que le péché est une réalité de la vie. Ils se rendaient également compte que le péché ne devrait pas conduire au désespoir. Pierre le savait par son expérience personnelle. Il avait renié Jésus. Ensuite, il le proclamait à qui voulait l'entendre.
L'ignorance et le doute sont aussi une réalité de la vie. Dans l'Évangile de Luc, Jésus a du mal à convaincre les disciples que c'est vraiment lui, là, devant eux, et finalement il le prouve en mangeant du poisson cuit au four. En même temps, il met en relief le don du repentir pour le pardon des péchés.
A La Salette, Marie est douloureusement consciente de la réalité du péché. Sa liste d'infractions n'est pas exhaustive, mais suffisamment énumérée pour indiquer la nature des péchés qui la préoccupent le plus profondément. Ici aussi, il n'y a pas besoin de désespoir. "S'ils se convertissent", c'est là le tournant dans son discours.
Dans tout ce qui précède, la promesse est basée sur la Passion et la Résurrection du Christ. C'est pourquoi Jésus attire l'attention vers ses mains et ses pieds, plutôt que sur son visage, pour vérifier son identité. C'est pourquoi la Belle Dame porte un grand crucifix. Celui qui a vaincu la mort peut sûrement vaincre le péché.
Oui, le péché est une réalité de la vie. Mais grâce à Pierre et Jean et à Luc, et à Notre-Dame de La Salette, nous nous souvenons d'un autre fait de la vie, que nous appelons l'espoir.
Traduction : Paul Dion

Témoins
(Pâques : Actes 10, 34-43 ; Colossiens 3, 1-4 ; Jean 20, 1-9. Autres options possibles.)
Dans la première lecture, Pierre déclare que lui et ses compagnons ont été témoins de trois réalités distinctes : 1) du ministère public de Jésus ; 2) du Christ ressuscité ; et 3) du fait que Jésus a été nommé juge des vivants et des morts.
Paul, dans la deuxième lecture, témoigne de la résurrection de Jésus et, d'une manière particulière, du sens qu'elle apporte à notre vie chrétienne.
Dans le récit tiré de l'évangile de Jean que nous lisons aujourd'hui, Marie Madeleine, Pierre et le disciple que Jésus aimait furent témoins aussi. Témoin de quoi exactement ? De rien, de l'absence, du vide—ou, plus exactement, du mystère.
Le mystère de la résurrection de Jésus est si fondamental qu'il n'est pas facile d'exprimer, en paroles, ce qu’il signifie pour nous. En 1972, Pâques est tombée le 2 avril. Ce jour-là, la vérité de Pâques m'a frappé d'une manière que je ne peux pas décrire adéquatement. Je peux dire, cependant, que c'était l'expérience spirituelle la plus marquante de ma vie.
Le disciple bien-aimé, Jean, entra dans le tombeau ; il vit, et il crut. Dans ce vide, il a connu la foi la plus profonde possible. À partir de ce moment, son but était d'aider les autres à expérimenter la même chose. Vers la fin de son Évangile, il écrit : "Ces [signes] ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant vous ayez la vie en son nom."
"La vie en son nom" – La Vierge de la Salette n'utilise pas ces mots, mais c'est le sens de son message. Comme Moïse dans le Deutéronome (chapitre 30), elle place devant nous la vie et la mort, et nous supplie de choisir la vie. Ceux qui le font deviennent des témoins du mystère transformant de ce que saint Paul appelle une vie « cachée avec le Christ en Dieu ».
Ne pas savoir, ne pas comprendre, ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose. Mélanie et Maximin ne savaient pas qui leur parlait, ni ne comprenaient pas tout ce qu'ils entendaient ; mais à l'invitation de la Belle Dame, ils entrèrent dans ce mystère, dans ce que le classique spirituel du 14ème siècle appelle le Nuage de l'Inconnaissance.
En disant aux autres, comme Pierre, ce qu'ils avaient vu et entendu, les enfants étaient témoins de ce qu'ils ne savaient pas. Ils ont attiré les autres dans le mystère de l'amour de Marie, révélant les profondeurs insondables de la miséricorde de Dieu, dont nous pouvons nous aussi être les témoins.
Traduction : Paul Dion

Foi imparfaite
(Deuxième dimanche de Pâques : Actes 4, 32-35 ; 1 Jean 5, 1-6 ; Jean 20, 19-31)
La conclusion du chapitre 4 des Actes des Apôtres dresse un portrait des premiers chrétiens comme étant une société parfaite. Le chapitre 5, cependant, commence par l'histoire d'un couple qui tente de perpétrer une fraude sur la communauté, et le chapitre 6 décrit les querelles sur la distribution des dons apportés aux apôtres.
Et dans l'Évangile, nous trouvons Thomas qui refuse de faire confiance aux autres apôtres.
Ce n'est pas si surprenant. Même aujourd'hui, il existe de fortes différences d'opinions, et parfois des conflits, parmi les chrétiens. Ceux-ci ont conduit à des divisions tragiques.
Nous sommes divisés entre nous parce que nous sommes divisés en nous-mêmes. En d'autres termes, nous sommes tous—et chacun de nous—toujours dans le besoin de la conversion et de la réconciliation. Aucun d'entre nous ne pourra jamais dire : "Maintenant, je suis parfait." Mais l'aide est toujours accessible.
La communauté chrétienne des Actes a reçu la grâce dont elle avait besoin pour surmonter les situations dangereuses pour son unité. Thomas a reçu de Jésus lui-même l'aide dont il avait besoin dans son moment de crise.
Les premières grandes divisions de l'Église commencèrent au IVe siècle, sur des questions de doctrine. Jésus était-il vraiment Dieu ? Que pense l'Église du Saint-Esprit ? Le credo de Nicée remonte à ces temps.
Avançons jusqu’à 1846. La grâce de La Salette fu donnée à l'Église en réponse à un nouveau danger, plus grave même que les différences doctrinales. Les gens avaient cessé de se soucier de telles choses. Ils étaient devenus indifférents à la doctrine, aux commandements et à la pratique de leur foi. Soit qu'ils avaient carrément rejeté ces choses, soit qu'ils s'étaient simplement éloignés d'elles.
La Vierge s’inquiétait, à juste titre, des répercussions de tout cela sur son peuple. Ils ne pouvaient pas se payer le luxe de rompre leur relation avec son Fils, leur Sauveur.
À la messe, avant le rite du signe de la paix, nous prions : « Ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Église ». Nos péchés et la foi de ton Église se réfèrent au même groupe de personnes. Nous sommes pécheurs, nous sommes Eglise. Ces deux réalités ne s’excluent pas mutuellement.
Imparfaite et faible que notre foi puisse être, elle est réelle et peut grandir si nous le lui permettons. C'est l'espoir de la Belle Dame—et la nôtre—quand elle nous appelle à la réconciliation.
Traduction : Paul Dion

Paradoxal
(Dimanche des rameaux : Marc 11, 1-10 ; Isaïe 50, 4-7 ; Philippiens 2, 6-11 ; Marc 14, 1—15, 47)
Les lectures du Dimanche des rameaux créent des combinaisons inattendues. Dans le premier passage évangélique, Jésus est reconnu par la foule comme celui qui vient au nom du Seigneur, devant lequel ils crient ‘Hosanna’. Plus tard, la foule réclame sa crucifixion. Au Calvaire, le centurion romain qui surveille la crucifixion de Jésus est porté à croire que Jésus est le Fils de Dieu.
Le Psaume, qui commence par un cri de désespoir célèbre, se termine sur une note d'exultation. Le serviteur de Dieu décrit par Isaïe, outragé, mais croit fermement qu'il ne sera pas confondu. Et saint Paul dépeint Jésus comme anéanti et abaissé, obéissant jusqu'à la mort, mais aussi exalté, doté du Nom qui est au-dessus de tout nom—Seigneur.
Il ne devrait pas nous surprendre de trouver des associations similaires à La Salette. Marie apparaît enveloppée dans la lumière céleste, mais elle pleure. Elle parle des conséquences désastreuses de la foi perdue, et pourtant le fait avec une infinie douceur. Elle donne une mission importante à deux enfants qui peuvent à peine donner un sens à ce qu'elle leur a dit.
Quand nous regardons l'Église, nous trouvons la même chose. Le brillant auteur anglais G.K. Chesterton (1874-1936) a souligné plusieurs paradoxes que l'on trouve dans l’Église : diversement critiquée comme ‘l’ennemie des femmes et leur refuge imbécile’, puis, ‘pessimiste solennelle et optimiste niaise’, qui a produit ‘des farouches croisés et ses saints pacifiques’. La liste est longue. Il résume ses pensées avec le paradoxe central de la théologie chrétienne : « Le Christ n'était pas un être séparé de Dieu et de l'homme, comme un elfe, ni un être moitié homme, moitié autre chose, comme un centaure ; mais les deux choses à la fois, et les deux choses, entières : vrai homme et vrai Dieu. »
Cette union de ‘vrai homme et vrai Dieu’ est en effet au centre même de notre foi. Difficile à comprendre, nous le proclamons pourtant dans notre credo.
Ce ne sont pas simplement des rêveries théologiques. Ils en disent beaucoup sur nous aussi. En tant que chrétiens, nous sommes un paradoxe ; nous sommes conscients des contradictions en nous-mêmes, pécheurs et saints que nous sommes, individuellement et en tant qu'Église. L'appel à la conversion lancé à La Salette doit être pris au sérieux, mais nous ne pourrons jamais dire : Maintenant je suis saint. Et pourtant, nous ne désespérons pas d'atteindre ce but sous l'œil vigilant de la Belle Dame.
Traduction : Paul Dion

Dieu parle au pécheur
(Cinquième dimanche de Carême : Jérémie 31, 31-34 ; Hébreux 5, 7-9 ; Jean 12, 20-33)
Mon enfant, tu n'as pas idée combien il m’importe que tu me permettes de te pardonner. S'il te plait, ne le remets pas un autre instant. Voici maintenant le moment favorable.
Y a-t-il quelque chose d'un passé lointain que tu n'as jamais osé confesser ? Voici maintenant le moment favorable.
Viens, discutons. Si tes péchés sont comme l'écarlate, ils peuvent devenir aussi blancs que neige. Ils seront totalement lavés dans le sang de mon Fils unique, qui s’est volontairement offert pour toi. Par sa souffrance, par son obéissance, il a payé le prix total de ta rédemption.
Il est comme le grain de blé. En mourant, il a produit des fruits abondants, partagés par tous. Le banquet gratuit de la grâce t’attend.
Je ne voudrais rien de mieux que de mettre ma Loi au plus profond de toi et de l'inscrire sur ton cœur. Penses-y ! Ce serait la chose la plus naturelle au monde que de vivre dans mon amour et de me faire plaisir.
Je t'aime d'un amour éternel ; alors je t’ai gardé ma fidélité. Avec ta permission et ton humble coopération, je mettrai loin de toi tes péchés aussi loin qu’est l’orient de l’occident. Ou, si tu préfères, je les jetterai au fond de la mer. Tu dois sûrement comprendre le plaisir que cela me procure.
Souviens-toi de ce que mon Fils a dit : « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion. » Cette source glorieuse de joie, cela pourrait être toi !
Élevé sur la croix, mon Fils est devenu la source du salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent. Il peut compatir à tes faiblesses, parce qu'il a été éprouvé en toutes choses, excepté le péché. Laisse-toi attirer vers lui.
Debout près de sa croix, tu trouveras sa mère, Marie. Elle est ta mère aussi. Tu la connais peut-être comme la Belle Dame. Elle t’aidera à voir ce que tu dois faire.
Je t’implore, mon enfant, donne-moi tes péchés. Alors ils ne seront plus les tiens, mais les miens, et je les jetterai. Je vais les jeter, loin derrière moi, pour ne plus les regarder. Jamais plus !
Traduction : Paul Dion

Sauvé par la Grâce
(Quatrième dimanche du Carême : 2 Chroniques 36,14-23 ; Ephésiens 2,4-10 ; Jean 3,14-21)
En grandissant à Nazareth, la Sainte Vierge a dû apprendre l'histoire de son peuple, le peuple de Dieu. Se souvenant de ce qui leur était arrivé à cause de leur infidélité, elle vint à La Salette avertir ses autres gens, donnés au pied de la croix, de ce qui allait leur arriver, et pour la même raison.
Dieu avait de la compassion pour son peuple, mais ces gens ignoraient sa bonté et en subissaient les conséquences. Même alors, il ne les abandonna pas complètement. Après 70 ans d'exil, il les a ramenés dans leur patrie.
À partir de ce moment, ils ont pris la loi de Dieu très au sérieux. Bien que cela ait fini par aboutir au légalisme que nous associons avec les Scribes et aux Pharisiens, il fut néanmoins meilleur que la situation décrite dans la première partie de la lecture de 2 Chroniques.
L'Évangile de Jean dit que Dieu a montré son amour pour le monde en envoyant Jésus, afin que nous puissions avoir la vie éternelle. Cela concorde parfaitement avec les paroles de Paul concernant la richesse de la miséricorde de Dieu et le don gratuit du salut.
Il s'accorde également avec l'événement qui eut lieu à La Salette. Les paroles de Marie et son comportement doux, la lumière qui l'entoure, sa proximité avec les enfants, tout reflète ce que Jean dit : « Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé ».
Même son langage portant sur le bras fort et pesant de son Fils ne contredit pas cette attitude miséricordieuse. Pourquoi parlerait-elle de cette façon, sinon pour nous mettre sur le bon chemin et nous épargner la punition que nous méritons, pour nous soustraire à la justice de Dieu ? Comme le dit saint Paul, même quand nous étions des morts par suite de nos fautes, Dieu nous a aimés d’un grand amour.
Il demande seulement que nous l'aimions et que nous vivions en conséquence. C'est une forme de soumission à l'autorité, certes mais, à un niveau plus profond, à la grâce. Pensez à la scène de l'Annonciation, où Marie, pleine de grâce, dit : « Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole ». Le désir de faire la volonté de Dieu facilite la soumission à celle-ci.
C'est peut-être ce que Saint Paul veut dire en disant que nous sommes créés en vue de la réalisation d’œuvres bonnes qu’il a préparées d'avance pour que nous les pratiquions.
Traduction Paul Dion

Le Fils
(Deuxième dimanche de Carême : Genèse 22,1-18 ; Romains 8,31-34 ; Marc 9,2-10)
À la fin de l'histoire dramatique de ce qui s'est passé sur une montagne au pays de Moriah, la vie d'Isaac est épargnée, un substitut est trouvé pour l'holocauste, et Abraham, qui était disposé à offrir son fils bien-aimé suite au commandement de Dieu, est récompensé pour sa foi inébranlable. À l'époque de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament, l'endroit où Abraham était allé sacrifier son fils continuait d'être vénéré. C'est là que le temple de Jérusalem fut construit.
Dans notre deuxième lecture, St. Paul fait allusion indirectement à une autre petite montagne à une courte distance de marche du Temple. Les évangélistes l'appellent Golgotha.
Et sur une montagne sans nom, quelque part en Galilée, Jésus apparut dans sa gloire, avec Moïse et Élie.
Ces différents éléments trouvent tous une résonance sur une autre montagne, dans les Alpes françaises, appelée La Salette.
En souvenir de la Passion de Jésus, la Belle Dame porte un grand crucifix sur sa poitrine. C'est le point le plus brillant de l'Apparition, la source de sa lumière. Le marteau et les tenailles, instruments de la Passion, y attirent l'attention de façon unique.
Nous rappelant l'alliance proclamée par Moïse, et nous appelant à l'engagement inébranlable d'Élie, elle parle à la manière des prophètes. (Il est intéressant de noter que dans 2 Pierre 1,18, la place de la Transfiguration est appelée ‘montagne sainte’. Nous utilisons la même expression quand nous parlons de La Salette.)
Enfin, comme Dieu à Abraham, Marie fait aussi une grande promesse d'espoir et de prospérité à ceux qui vivront par la foi.
Plus important que n'importe laquelle de ces similitudes, cependant, est le mot Fils. « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et tu l’offriras en holocauste » ; « Dieu n'a pas épargné son propre Fils, mais il l'a livré pour nous tous » ; « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. »
Quand Notre-Dame de La Salette parle de son Fils, c'est pour reprocher à son peuple son ingratitude et son manque de respect pour son Nom. Nous ne devons jamais nous permettre d'oublier que son Fils est le Fils bien-aimé de Dieu, livré pour nous.
Comme il est au cœur de l'Écriture, il doit être au cœur de notre foi, de notre mode de vie. Le carême est un moment opportun pour nous demander si c'est vraiment le cas.
Traduction : Paul Dion

Que soit sanctifié…
(Troisième Dimanche du Carême : Exode 20,1-17 ; 1 Corinthiens 1,22-25 ; Jean 2,23-25)
Chaque fois que nous récitons la prière du Seigneur, nous disons : "Que ton nom soit sanctifié." Ceci est aussi signalé comme une préoccupation de Notre-Dame de La Salette, dans deux contextes distincts l'un de l'autre. D'abord, elle exprime sa tristesse par rapport à l'abus du nom de son fils. Plus tard, elle encourage les enfants à dire au moins un Notre Père et un Ave Maria dans leur prière du soir et du matin.
C'est aussi sa manière de nous rappeler le commandement : Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu.
Fait intéressant : la notion de sanctification se produit dans le commandement suivant : Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier. Notre-Dame nous rappelle également ce commandement. ‘Sanctifier’ et ‘saint’ sont ce que les linguistes appellent des mots apparentés. Comme ‘renforcer’ et ‘fort, l'un est un verbe et l'autre un adjectif pour exprimer la même idée.
Dans l’Évangile, Jésus était en colère que le Temple, la maison de son Père, soit transformé en marché. L'endroit même qui contenait le Saint des Saints n'était pas sanctifié. Les vendeurs d'animaux pour les sacrifices avaient oublié la parole de Dieu à Salomon : « Je consacre cette Maison que tu as construite pour y mettre mon nom à jamais. Et mes yeux et mon cœur y seront pour toujours » (1 Rois 9,3).
La lecture de saint Paul est tirée du premier chapitre de la première lettre aux Corinthiens. Aux premiers versets, Paul s’adresse à « l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus et sont appelés à être saints ». Il énonce dès le début le thème de beaucoup de choses à suivre. Plus tard dans la même lettre il écrit : « le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous ».
Sans utiliser ces mots, Marie a certainement cette même notion à l'esprit lorsqu'elle parle de ‘mon peuple’. Il n'y a aucun doute qu'elle veut dire le peuple racheté par son Fils, appelé à être « une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple destiné au salut » (1 Pierre 2,9).
Jésus nous a enseigné à prier : « Que ton nom soit sanctifié ». Nous nous engageons ainsi à le sanctifier nous-mêmes. Dans ce même esprit d'engagement, nous pourrions ajouter :
Que ton jour soit sanctifié !
Que ta maison soit sanctifiée !
Que ton peuple soit sanctifié !

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