MESSAGE A LA FAMILLE SALETTINE du 11 janvier 2018
 « L’immigré qui réside avec vous sera parmi vous comme un compatriote, et tu l’aimeras comme toi-même » (Lv 19, 34). « Tout immigré qui frappe à notre porte est une occasion de rencontre avec... Czytaj więcej
MESSAGE A LA FAMILLE SALETTINE du 4 janvier 2018
« Que 2018 soit une année de sérénité et de paix, illuminée par la constante bénédiction de Dieu » (pape François – Vœux du 1er janvier 2018) Qu'écrirons-nous sur la page... Czytaj więcej
Le début de la nouvelle mission MS au Mozambique
Dimanche 17 décembre 2017 : C’est un jour vraiment historique pour notre Congrégation avec l'ouverture d'une communauté Salettine dans un nouveau pays africain, le Mozambique. Avec toute la Congrégation, je remercie Dieu et la Belle... Czytaj więcej
MESSAGE POUR NOEL A LA FAMILLE SALETTINE 24...
« Pour nous apprendre à l’aimer, Dieu vient à nous dans l’extrême dépendance de l’enfant nouveau-né. Il veut nous provoquer à l’amour. » « Ouvrez vos cœurs... Czytaj więcej
MESSAGE LA FAMILLE SALETTINE du 21 decembre 2017
« Seigneur, aide-nous à nous éloigner du tumulte du monde, pour nous centrer sur notre désir profond de préparer en nos coeurs la demeure pour te recevoir à Noël » Hymne du temps de... Czytaj więcej
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Sanctuaires les plus visités

En réponse au puissant message de François, Catholic Voices lance un appel à idées et projets pour mettre en pratique les leçons de ce texte dans nos vies, comme membres de l’Église et citoyens.

Cet appel rejoint celui lancé au Vatican par un rassemblement d’initiatives catholiques promouvant la justice sociale. Nous vous demandons des suggestions concrètes et des ressources pour changer de vie ! C’est un premier pas, petit mais généreux, pour répondre àLaudato Si'

Nous sommes à la recherche d’idées, de suggestions, de liens, de ressources – tout ce qui aille dans le sens de la conversion écologique que le Pape souhaite voir transformer nosmentalités, nos attitudes, nos habitudes, la manière dont nous vivons, dont nous agissons, dont nous prions. Ce que nous présentons dans la suite de l’article part du dernier chapitre de l’encyclique, "Éducation écologique et spiritualité". Nous lançons des pistes pour concrétiser ce programme. Si vous avez des réponses à ces questions, n’hésitez pas àCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., (en anglais ou en français !). Le but : réunir le plus d’idées possible dans un futur blog, et les partager via Twitter :#LaudatoSiet#IntegralEcology.

1. Un nouveau mode de vie (203-208)

(a)Comment réussir à résister à la spirale d’achats et de dépenses ? Avez-vous des bonnes habitudes, des réflexes à partager ? Si notre désir de consommation augmente lorsque nous sommes centrés et refermés sur nous-mêmes, comment réduire cet égocentrisme ?

(b)Mon attitude de consommateur a un impact sur le marché. "Un changement dans les styles de vie pourrait réussir à exercer une pression saine sur ceux qui détiennent le pouvoir politique, économique et social." Quand je fais des courses, quel genre de choix conscients puis-je poser, qui participent à construire un marché plus respectueux de l’environnement ? Y a-t-il des exemples pratiques qui aient déjà fait leurs preuves, pour vous ou pour d’autres ?

2. Éducation pour l’alliance entre l’humanité et l’environnement (209-215)

(a)Le pape François désire une éducation environnementale qui ait une dimension transcendante, "à partir de laquelle une éthique écologique acquiert son sens le plus profond". Pareille éducation doit prévoir le développement d’habitude et de vertus pour rendre possible "le don de soi dans un engagement écologique", à travers de petites actions de tous les jours : réduire notre consommation de plastique et papier, d'eau, ne pas cuisiner plus que ce dont nous avons besoin, utiliser les transports en commun, planter des arbres, éteindre les lumières, réutiliser au lieu de jeter. "Ces actions, affirme le Pape, répandent dans la société un bien qui produit toujours des fruits, parfois de façon invisible." Quelles habitudes quotidiennes recommanderiez-vous, à la lumière de ce qui précède ?

(b)Le Pape veut voir cette éducation écologique surtout dans les familles : apprendre à demander sans exiger, dire merci, demander pardon. Dans ces petits gestes de sincère courtoisie, il voit "une culture de la vie partagée et du respect pour ce qui nous entoure". Des idées ? 

(c)Il en va de même dans l’Église, dans les paroisses, les séminaires et autres. Le pape François veut voir une éducation "à une austérité responsable, à la contemplation reconnaissante du monde à la protection de la fragilité des pauvres et de l’environnement". Que pouvons-nous faire dans nos communautés paroissiales pour créer ces "vertus écologiques" ? 

(d)Le pape François nous appelle en particulier à nous arrêter pour contempler du beau, en guise de résistance au "paradigme utilitariste". Que puis-je admirer quotidiennement sans consommer ?

3. Conversion écologique (216-221)

(a)Le pape François nous invite une spiritualité écologique pour "alimenter notre passion de la protection du monde" et à une "profonde conversion intérieure", pour faire face à nos faiblesses, manquements, et avoir le désir de faire mieux. Tout cela doit être mis en action par des communautés, et non seulement des individus. Quel manquement, quels péchés, pouvons-nous repérer ?

(b)Comment ma communauté et moi-même pouvons-nous grandir dans la conscience que tout est don, de "ne pas être déconnectés des autres créatures, de former avec les autres êtres de l’univers une belle communion universelle" ? Comment trouver le temps de contempler les créatures, et le message qu’elles ont pour nous ? Comment, concrètement, apprendre de saint François d’Assise ? Avez-vous des ressources à recommander ?

4. La joie et la paix (222-227)

(a)L’objectif de cette spiritualité est de faire croître "une autre manière de comprendre la qualité de vie", qui soit "capable d’aider à apprécier profondément les choses sans être obsédé par la consommation". C’est apprendre la modération, à se contenter de peu, à prendre le temps d’apprécier les petites choses. Une telle sobriété, dit le Pape, est libératrice, et notamment lorsqu’elle permet de cultiver d’autres sources de satisfaction dans la musique et l’art, le contact avec la nature, la prière, etc. Que puis-je faire pour développer cette sobriété et ce détachement de la spirale de consommation ? Pensons à toutes ces fois où l’on se sent poussé – intérieurement ou extérieurement – à dépenser frivolement. Comment résister ? Ai-je besoin de gérer en amont les cadeaux de Noël, d’anniversaire, et ce que les gens offrent aux fêtes ? Partagez vos expériences et vos idées. 

(b)Le Pape veut que nous passions du temps avec et dans la nature. "La nature est pleine de mots d’amour, mais comment pourrons-nous les écouter au milieu du bruit constant, de la distraction permanente et anxieuse, ou du culte de l’apparence ?" Des idées, surtout venant de ceux qui habitent dans les villes et ne voient pas beaucoup la verdure ?

(c)Le pape François suggère que nous essayions d’être présents aux gens, sans penser à l’après. En étant complètement présent à tout et à tous, Jésus "nous a montré le chemin pour surmonter l’anxiété maladive qui nous rend superficiels, agressifs et consommateurs effrénés". Première idée : bénir le repas. D’autres idées ?

5. L’amour civique et politique (228-232)

  1. (a)Une écologie intégrale, dit le pape François, est aussi faite "de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme". Il cite sainte Thérèse de Lisieux et son invitation à pratiquer "la petite voie de l’amour" : ne pas passer à côté d’un mot gentil, d’un sourire, ou d’un geste qui sème la paix et l’amitié. Comment développer cette petite voie ?

(b)L’engagement politique et civique est aussi visé. "L’amour de la société nous pousse à penser aux grandes stratégies à même d’arrêter la dégradation de l’environnement." Quelle organisation, ou quel corps social agissant sur le gouvernement soutenir ? Quelle instance reflète le mieux cette écologie intégrale (qui lutte contre le contrôle démographique ou l’avortement, et appelle à réduire les énergies non renouvelables ?) ? Quels projets ou quelles instances recommander et soutenir avec de l’argent et du temps ?

(c)La société s’enrichit aussi, dit le Pape, par des actions collectives pour protéger et améliorer les espaces publics : une fontaine, une place, des lieux qui favorisent les relations humaines. Des exemples de votre ville, de vos villages ?

6. Les signes sacramentaux et le repos pour célébrer, la Trinité, etc. (233-246)

(a)La dernière section est un appel à la contemplation. "L’univers se déploie en Dieu, qui le remplit tout entier. Il y a donc une mystique dans une feuille, dans un chemin, dans la rosée, dans le visage du pauvre." Connaissez-vous de la poésie, de la littérature, des photos, qui aident à développer cette conscience ?

(b)Le Pape appelle à la contemplation de l’Eucharistie comme "une source de lumière et de motivation pour nos préoccupations concernant l’environnement et elle nous invite à être gardiens de toute la création". Le dimanche est un jour de purification de nos relations avec Dieu, avec nous-même, avec les autres, avec le monde. Il dit aussi qu’il est vital d’inclure dans notre travail "une dimension réceptive et gratuite, différente d’une simple inactivité". Que veut-il dire ? Pouvez-vous donner des exemples ?

(c)La fin du chapitre est une invitation à la contemplation consciente/éveillée du réseau de relations dans le monde, et notamment la structure trinitaire que saint François voyait dans chaque créature : "Les créatures tendent vers Dieu et c’est le propre de tout être vivant de tendre à son tour vers autre chose, de telle manière qu’au sein de l’Univers nous pouvons trouver d’innombrables relations constantes qui s’entrelacent secrètement". Y a-t-il des prières ou des méditations pour nous aider à développer cette conscience ?

Catholic Voicesest un projet qui cherche à faire entendre des voix catholiques "sur la place publique". Mêlant formations, réflexions et média training, Catholic Voices est aujourd’hui présent dans une dizaine de pays. 

 

Ce vendredi 06 février à Rome aux environs de 20 heures, va débuter dans la Basilique des Saints apôtres, une veillée de prière pour préparer la Première Journée Internationale de Prière et de Réflexion contre la traite des personnes, qui sera célébrée le dimanche 08 février en la fête liturgique de Sainte Joséphine Bakhita. L'initiative « allumes un cierge contre la Traite Humaine » verra notamment la participation de plusieurs responsables de dicastères de la Curie Romaine. La soirée devrait débuter notamment par une présentation de cette journée internationale contre la traite des personnes, suivie d’une réflexion et d’une procession qui conduira à l’illumination d’un cierge.

Une prière a été composée spécialement à l’occasion de cette Première Journée Internationale de Prière et de Réflexion contre le trafic d’êtres humains

Prière :

Quand nous entendons parler d’enfants, hommes et femmes trompés et emmenés en des lieux inconnus dans le but d’exploitation sexuelle, de travail forcé et de vente d’organes, nos cœurs s’indignent et notre esprit est affligé car leur dignité et leurs droits sont piétinés par les menaces, les mensonges et la violence.

Dieu, aide-nous à contrecarrer par notre vie toute forme d’esclavage. Nous te prions, avec sainte Bakhita afin que la traite des personnes cesse.

Donne-nous sagesse et courage pour nous rendre proches de tous ceux et celles qui ont été blessé/ées dans le corps, le cœur et l’esprit, afin qu’ensemble nous puissions réaliser ta promesse de vie et d’amour tendre et infini pour nos frères et sœurs exploité/ées.

Touche le cœur de celles et ceux qui sont responsables de ce crime horrible et soutiens notre engagement pour la liberté, ton don pour tous tes fils et filles. Amen

La célébration dans notre Congrégation de l’Année Justice et Paix se présente comme un défi qui nous fait affronter des questions spécifiques. Nous croyons que celles-ci sont incluses dans les concepts présentés ci-dessous. Nous vous présentons un calendrier pour l’année 2015, portant sur des thèmes concernant Justice et Paix. De par le monde on célèbre des journées, dans lesquelles sont mis en évidence divers aspects de la Justice, Paix et Réconciliation. L’Église, voulant mettre en évidence les divers aspects de sa Doctrine sociale comme aussi offrir son soutien aux célébrations internationales et mondiales, propose certaines dates.
     C’est pourquoi nous invitons chaque province/région à planifier le calendrier annuel de ses activités, en tenant compte des initiatives de l’Église ainsi que de celles des Nations Unies (ou du moins de certaines d’entre elles, estimées plus urgentes au niveau pastoral ou territorial). Afin de prendre davantage conscience de ces thèmes, ce serait une belle chose que de trouver une journée par mois, au cours de laquelle confrères, collaborateurs laïcs salettins, paroissiens seraient invités à consacrer un moment à la prière ou à se livrer à des activités spécifiques. On pourrait également prendre occasion de commémoraisons au niveau national ou local, pour parler de Justice et Paix, pour prier, s’engager en des activités concernant Justice et Paix. Prière et réflexion nous aideront à préciser, à partir de nos communautés et par conséquent des lieux où nous vivons, les réalités qui ont besoin de notre soutien humain et religieux.
(Entre parenthèses sont indiquées ci-dessous les sources des initiatives : NU = Nations Unies ; EC = Église catholique. En cliquant sur le lien respectif, vous pourrez trouvez des pistes utiles pour la réflexion personnelle et communautaire.)
 
17 Janvier – Journée pour le dialogue avec le judaïsme (EC)(en Suisse)
 
23 Février - Journée internationale pour le soutien des personnes dans le besoin
 
24 Mars - Journée internationale, pour la violation des droits humains et pour la dignité des victimes (NU)
25 Mars – Fête de l’Annonciation – Journée pour la vie; (EC) Compendium de la doctrine sociale de l’Église, 155L’Église contre l’avortement
 
 
1er Mai – Fête du travail ;  Saint Joseph travailleur (EC) Laborem Exercens (JPII);  Compendium de la doctrine sociale de l’Église, VI
 
20 Juin – - Journée mondiale des refugiés (NU)  [dans ‘Église catholique -18 janvier]
 
Juillet
 
 
10 Septembre – Dans la Congrégation nous célébrons Justice et Paix ;  Journée des laïcs salettins
21 Septembre - Journée internationale de la paix (NU) ; Journée de prière pour la paix ;  Conseil pontifical Justice et Paix
 
Octobre – Premier lundi d’Octobre – Journée mondiale de l’habitat (NU)
 
 
18 Décembre – Journée internationale des migrants (NU); Fondation Migrantes (EC)
28 Décembre – Fête des Saints Innocents (EC)

LE CRI DES PAUVRES

Lors du Chapitre Général de l’année 2012, nous n’avions pas l’idée qu’au bout d’un an nous aurions eu un nouveau Pape. Donc il n’était pas possible de savoir, quand nous avons décidé de déclarer 2015 « L’année de Réconciliation, Justice et Paix » que le nouveau Pape aurait en même temps déclaré 2015 « l’année de La Vie Consacrée ». Au commencement ça semblerait nous amener vers une autre direction. Cependant, une réflexion ultérieure suggéra que ces deux thèmes ne sont pas en contradiction ou des pistes différentes, surtout si nous croyons que tous les deux, le Chapitre Général et le Conclave sont l’œuvre de l’Esprit Saint. Il y a trois « objectifs » mentionnés dans la proclamation pour l’année de La Vie Consacrée; le premier est pour rendre grâce pour le passé immédiat (50 ans depuis Vatican II) de la vie consacrée dans la vie de l’église. « L’Esprit peu tourner même les faiblesses et les infidélités en expérience de l’amour et de la miséricorde de Dieu. »

Et donc, nous commençons avec l’Esprit. Nous, les Missionnaires de La Salette, venons juste de vivre un an sous le titre de « L’Esprit renouvelle la face de la terre ». (Ps. 104, 30). Cette déclaration nous appelle à reconnaître le travail de l’Esprit, qui renouvelle, reforme, recrée, le monde d’aujourd’hui, comme, jadis, l’Esprit était le premier à travailler comme un « Vent puissant » qui planait sur les eaux de la création. (Gen. 1.2) Cette année qui vient nous invitons notre Congrégation, les laïcs salettins, et le peuple de Dieu que nous servons, à entendre le cri des pauvres. Nous le faisons en sachant bien que Dieu entend le cri des pauvres. « Le Seigneur se tient tout proche de ceux qui ont le cœur brisé et il sauve ceux qui ont l’âme en peine.»(Ps. 34 :19) « Car le Seigneur entend le cri des pauvres, et les siens qui sont en esclavage, il ne les méprise pas. »(Ps. 69 :34) et puis ce texte très clair du livres des Proverbes (21 : 13) « Celui qui n’écoute pas le cri des pauvres, lorsqu’il appellera lui-même, restera sans réponse.» Ce n’est pas seulement ce cri qui est probablement l’œuvre de l’Esprit (voir Romains 8,26-27) mais aussi l’existence (et le renouveau) de la vie consacrée (Cfr. Perfectae Caritatis, esp. #1 & 2).

La scène est donc prête pour la reconnaissance du lien entre « justice, paix et réconciliation » et « la vie consacrée », précisément parce que l’Esprit est au travail dans les deux domaines. Le troisième but pour l’Année de la Vie Consacrée, c’est « vivre le présent avec ardeur ». Ce document utilise la pensée du Pape François « d’Eveiller le monde » avec notre témoignage prophétique comme religieux, surtout par notre présence parmi les pauvres habitant les « périphéries existentielles » de la vie. Etant donné que le Pape a fréquemment appelé toute l’Eglise à évangéliser les pauvres, de regarder la vie en partant de la perspective des pauvres, et de se permettre d’être évangélisés par eux, ces appels sont en effet plus appropriés à tous ceux « qui ont laissé tout » pour suivre le Christ. Le document publié par la Congrégation des Religieux (CIVCSVA) en vue de l’an prochain, cite le Pape François : « Nous sommes appelés maintenant, comme Eglise, de sortir dehors pour arriver aux bords géographiques, urbains et existentiels, - aux marges du mystère du péché, de la douleur, de l’injustice et de la misère - aux coins cachés de l’âme, où chaque personne expérimente les joies et les souffrances de la vie. (pp,50-1), Le point est que peut-être nous n’avons pas besoin d’aller trop loin pour arriver aux périphéries. Désigner ces périphéries requiert une réflexion personnelle et communautaire.

Nous, les Salettins, n’avons pas une longue histoire de travail dans le domaine de Justice et Paix, comme nos confrères d’autres Instituts. Cependant, quand nous percevons que les valeurs de Justice et Paix sont au cœur de l’Evangile, une transformation arrive, qui nous permet de voir que ces valeurs se trouvent dans la façon où Jésus a proclamé le Royaume de Dieu. Nous voyons que « l’enseignement social » de l’Eglise n’est pas une digression, mais il découle directement de son engagement avec Jésus et l’évangile. Cette perspective nous guidera à considérer ces mêmes valeurs activement présentes dans nos Constitutions et dans la mission qui a été confiée à nous les salettins. Faisant partie de notre patrimoine, nous avons la phrase, « combattre les maux du jour » comme une façon de comprendre notre mission. Le P. Eugene Barrette a très bien fait de mettre en vie cette portion de notre histoire pour nous. Il serait peut-être utile de nous demander, quels sont « les maux du jour » de notre temps ? Quels sont les situations qui provoquent « le cri des pauvres » ? Ou bien, comment le Pape François pourrait nous demander, « quelles sont les périphéries où le peuple souffre? » Comment pratiquons-nous la « lutte » dans ces lieux ?

A La Salette, la Belle Dame n’a jamais utilisé les mots « justice » ou « paix ». Elle n’a pas utilisé non plus les mots « réconciliation » ou « Esprit ». Ça ne veut pas dire que son message est tout autre. Dans son exhortation apostolique, Evangelii Gaudium, le Pape François écrivit : « Nous faisons nôtre le devoir d’écouter le cri des pauvres quand nous sommes profondément émus par la souffrance des autres » (193). Marie est présente à La Salette comme celle qui est profondément émue par les souffrances de son peuple. Notre Dame est amenée à pleurer par la pensée de son peuple portant dans leur bras les enfants qui meurent. Elle pleure, en sachant que quand ils leurs voudront donner du pain aux enfants, ils ne trouveront que poussière. Peut-être pleure-t-elle plus abondamment parce que la situation aurait pu changer, si le peuple avait laissé Dieu entrer dans leur vie. Nos confrères (je pense aux P. Roger Castel, Marcel Schlewer, et Maurice Tochon, parmi d’autres) ont fait du bon travail à faire connaître les situations sociales en France au temps de l’Apparition. La « famine » qui est survenue dans le temps n’était pas partout. Les morts et les souffrances qui en résultaient auraient pu être évitées si le gouvernement avait agi. Il a choisi de ne rien faire, tandis que les peuples d’autres régions amassaient les provisions. Il fallait encore quelque dizaines d’années pour que les doctrines sociales de l’Eglise commencent à être articulées d’une façon systématique; cependant, la situation à La Salette et ses environs n’était certainement pas selon l’esprit de l’Evangile, ni selon la vision de l’Eglise apostolique.

Dans Jacques 5 :4 nous lisons : « Voilà, que le salaire dont avez frustré les travailleurs qui ont moissonné vos champs, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus aux oreilles du Seigneur des cieux. » Une image de ceux qui mènent les charrettes a La Salette, montre une charrette pleine de grains. Peut-être il ne sera pas exagéré assimiler ceux qui mènent les charrettes a La Salette avec les moissonneurs de Jacques. Le Seigneur a certainement entendu leurs jurements, comme nous le dit Notre Dame. Cependant, peut-être ceux qui mènent les charrettes étaient des victimes aussi bien que des pécheurs. Quand nous demandons pourquoi ils juraient, ne serait-ce pas à cause des salaires très minimes ? Ou peut-être parce que leurs charrettes portaient des produits dont leurs familles n’en profiteront jamais. Le point primordial ici est celui-ci : Bien avant que Léon XIII publie Rerum Novarum, l’Eglise avait déjà connaissance de l’injustice sociale car en effet l’évangile nous avait déjà donné la clé pour pouvoir entendre le cris des pauvres.

Nous sommes appelés à entendre le cri des pauvres par notre Foi Chrétienne (Evangelii Gaudium, 191), et en plus par notre vocation à la vie consacrée. Notre patrimoine salettin nous donne une perspective particulière sur cet appel, parce que nous avons Notre Dame comme modèle du « souci divin » pour son peuple. En écoutant le cri des pauvres, nos Constitution sont à même de nous donner des indications pour arriver à y répondre. « Nous inspirant du message de Notre-Dame à La Salette, nous appliquons nos efforts ……à la lutte contre les maux qui, aujourd’hui, compromettent le dessein salvifique de Dieu et la dignité de l’homme. » (Regle de Vie n. 23). Dans les Normes, le n. 39cp indique que « la haine, la violence, et l’injustice » sont des réalités que « chaque missionnaire de La Salette doit travailler à éliminer ». Une relecture de ces sections de notre Règle avec un cœur attentif à l’injustice sociale et au cri des pauvres nous aidera à formuler des réponses adéquates dans les lieux où nous nous trouvons. Nous pouvons commencer, peut- être, en criant vers Dieu depuis notre propre pauvreté, sachant que Dieu entend aussi nos cris :

Le deuxième but spécifié pour l’année de la Vie Consacrée est « accueillir l’avenir avec espérance ». Sans l’espérance, il n’y a pas un avenir à accueillir. Notre solidarité avec les pauvres et avec ceux qui sont dans les périphéries nous rendra capables de témoigner de la présence de Dieu parmi eux. Là où Dieu se trouve, l’espérance est en abondance. Nous, Salettins, avons cette vision d’espérance à offrir : une vision d’abondance de blé et de pommes de terre, une vision des cœurs convertis, une vision d’un monde qui, finalement, peut vivre dans la Justice et la Paix.

 

 

Velarde
Mon témoignage personnel comme un agent pastoral dans le travail de paix et justice social.
Au moment que je écris cet article je me souviens d'un grand nombre de personnes qui ont partagé la route avec moi et m'ont donné le privilège de partager leurs histoires, leurs rêves, leurs luttes et leurs désirs. En particulier, je tiens à remercier ceux qui ont vécu la douloureuse expérience de la vie avec un cœur brisé par le manque de justice et qui ont eu le courage de partager leurs vies et leurs histoires. Mais pas seulement cela, mais aussi s'engager dans la lutte pour la vérité et pour une société plus juste. Je pense que c'est dans leurs larmes et leur fidélité à la poursuite de la justice que nous trouvons l'espoir que "un autre monde est possible" Sont tous eux qui nous aident aussi à nous engager dans la lutte pour la justice et la restauration de relations justes entre Dieu, le peuple de son Royaume et avec la terre. Je pensé a toutes ces personnes et aux précieux cadeaux que j'ai reçu tout au long de ma vie, Ça me fait rappeler le poème de Pedro Casaldaliga: A la fin de la route, on va me dire: avez-vous vécu? Avez-vous aimé? Et moi sans dire un mot, ouvrirai mon cœur plein de noms ".
Peut-être que c'est aussi une bonne définition de ces Religieux qui travaillent dans la défense de la dignité humaine et de la dignité de toute vie. Nous ne sommes pas appelés à être au service des créateurs de l'histoire, mais au service de ceux qui souffrent. C’est pour faire cela que nous avons besoin de connaître la réalité des victimes, nous avons besoin d'entendre l'histoire humaine et l'histoire de chaque être qui est menacé ou en péril d’extinction.
Je vous invite maintenant à prendre un moment pour vous mettre en contact avec les histoires humaines et les histoires d'autres êtres vivants qui ont été violé dans leur dignité. Histoires et situation que vous ont choqué et touché et qu’ont pu être la cause encourageant pour que vous vous engagiez à lutter pour la justice ou au moins a vous laisser admirer par le témoignage de ceux qui se mettent à côté des victimes de l'injustice.
Pour moi, il aurait été impossible de travailler dans la défense de la vie et de la dignité humaine sans être soutenu par la Parole de Dieu. Il y a beaucoup de textes qui sont des sources d'inspiration pour moi, textes que je dois contempler plusieurs fois.. C’est le texte du prophète Michée 6: 8.
Moi j’ai te déjà fait connaître ce qui est bien; Et ce que le Seigneur demande de toi, C'est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la fidélité et que tu sois humble avec ton Dieu”
L'expansion que Jésus fait de la “recette” de ce texte se trouve dans les Béatitudes
Mathieu: 5, 1-12.
Voyant les foules, il gravit la montagne, et quand il fut assis, ses disciples s'approchèrent de lui.
Et prenant la parole, il les enseignait en disant :
« Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des Cieux est à eux.
Heureux les affligés, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils posséderont la terre.
Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte d'infamie à cause de moi.
Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c'est bien ainsi qu'on a persécuté les prophètes, vos devanciers.
Le texte qui m'inspire le plus en ce moment c’est la lettre de Galates 3,26-28
Car vous êtes tous fils de Dieu, par la foi, dans le Christ Jésus.
Vous tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ :
Il n'y a ni Juif ni Grec, il n'y a ni esclave ni homme libre, il n'y a ni homme ni femme ; car tous vous ne faites qu'un dans le Christ Jésus. Mais si vous appartenez au Christ, vous êtes donc la descendance d'Abraham, héritiers selon la promesse.
Je pensé que nous, les religieux d'aujourd'hui, sommes appelés à être des prophètes, avec les vulnérables et à partager leur lutte et à travailler pour défendre la vie, la dignité, l'inclusion, en particulier le respect de ce qui sont différent, la liberté et la vraie démocratie. Est un défi majeur et il est beaucoup plus qu'un appel à nous en tant qu'individus, est un appel à toute la communauté, toute la congrégation, à chaque disciple de Jésus aujourd'hui. Des disciples de ce Jésus qui a déclaré: «Je suis venu pour qu'ils aient la vie et l'aient en abondance "Je pense que maintenant plus que jamais à la promesse de la vie et de la vie en abondance n'est pas seulement pour nous, mais pour tous les êtres vivants.
Mon expérience me dit que tout ce qui précède dans ce texte doit d'abord être expérimenté par nous et parmi nous. Avons-nous la capacité d'examiner ces textes et d'autres comme individus, comme communautés et aussi comme congrégation? Pouvons-nous partager le fruit de notre réflexion, notre douleur, les espoirs et les rêves pendant que nous partageons, par exemple ce que nous impacte de la lettre de saint Paul à l'Église de Galata, à partir de nos expériences personnelles, des expériences communautaires, la vie des plus pauvres et la vie de notre mère-terre?
Travailler pour les droits et la dignité d'un autre être vivant, il s’agit d’abord je crois, de traverser par une conversion personnelle, en faisant une vue profonde de la propre vie, ma façon de vivre la vie, mes attitudes, mon propre racisme, la discrimination, le sexisme, l'oppression et tout ce qui ne aide pas la vie à naître et naître en abondance. Pour qu’elle puisse devenir une expérience qui donne beaucoup des fruits devrait être une expérience commune que, en tant que communauté, nous pouvons, ensemble, faire un engagement pour la justice.
En écrivant, je pense au charisme de la Congrégation. Ce don de la Réconciliation offert à l'Église. Un trésor pour tous ceux qui veulent travailler pour la paix, la justice, la Réconciliation, la dignité et la protection de la vie là ou elle est menacé.
Je crois que le cri des pauvres et de la terre sont intimement liés. Si nous voulons être plus sensibles à la douleur profonde subie par nos frères et la douleur de notre planète, la Terre-Mère, nous sommes appelés à étudier et réfléchir profondément sur ces deux réalités.
Si n'était pas pour mes camarades, pour les pauvres avec qui j’avais fait un engagement, j’aurais déjà abandonné. On ne ose pas quand on est seul et isolé, mais on le peut le faire quand on est submergé dans la réalité les deux autres tant que on ne peut pas revenir en arrière. "Ernesto Sabato
On nous invite à regarder notre propre douleur, notre besoin de guérison, de réconciliation. Tout cela est très important parce que nous sommes appelés à accompagner des personnes très vulnérables, dans des situations d’extrême vulnérabilité. Donc, je pense qu'il est très important d'avoir un bon processus de guérison à commencer dans notre propre histoire. Sans doute que nous expérimentons aussi beaucoup de guérison a côté des ceux qui souffrent le plus, mais d'abord il est important de faire face avec courage et embrasser nos propres histoires en tant qu'individus, en tant que communautés, en tant que congrégation, avec honnêteté, ouverture et compassion.
P. Alfredo Velarde MS - Argentina

 

Comité pour la justice, la paix et l’intégrité de la création

Secrétariat de l’USG/UISG

JPIC bureau de RomeCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser./ www.jpicformation.wikispaces.com

ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE UISG, le 10 mai, 2010, Rome

 

Introduction : La justice, la paix et l’intégrité de la Création (JPIC) sont une partie intégrale de la spiritualité chrétienne. Le but de l’animation JPIC est de rappeler aux religieux que sans la JPIC, l’évangélisation et la mission ne peuvent être vraiment authentique ainsi que d’appuyer l’intégration de ces valeurs dans la vie et la mission des Instituts religieux.

1.         Fondements bibliques :

ò    L’Église est au service du Royaume de Dieu. Le projet du Royaume, énoncé par Jésus quand il s’est levé dans la synagogue est aussi notre mission : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a choisi pour: apporter la bonne nouvelle aux pauvres, proclamer la liberté aux captifs, proclamer une année d’accueil par le Seigneur. » (Lc 4: 18-19) Afin de réaliser ce Royaume, nous avons besoin d’une conversion religieuse, interpersonnelle, politique et écologique. (Jean Paul II)

ò    Le but de Jésus est que chaque personne et la création toute entière puisse ‘avoir la vie et l’avoir en abondance’. (Jean 10: 10)

ò    Le Royaume de Dieu est Justice, Paix, et Joie dans l’Esprit (Rom. 14 : 17)

2.           Enseignement social catholique :

ò    « les personnes qui sont animées d’une véritable charité travaillent avec habilité à découvrir les causes de la misère dans le monde, les moyens de la combattre et de la vaincre résolument. (Caritas in Veritate, nu. 30)

ò    « ….l’action en faveur de la justice et la participation à la transformation du monde est une dimension constitutive de la prédication de l’Évangile » (Synode des évêques, 1971, nu. 6).

ò    Les chrétiens doivent « … comprendre que leur devoir envers la nature et la création est une partie essentielle de leur foi » (Message de la Journée de la Paix, 1990, nu. 15)

3.           JPIC se soucie de:

ò    rétablir les « bonnes relations » avec: soi-même, les autres, la création et Dieu.

ò    identifier et réagir aux « signes des temps ».

ò    prendre une ‘option préférentielle pour les pauvres’.

ò    s’occuper des CAUSES de l’injustice (charité politique) et non seulement des ses conséquences.

ò    transformer les ‘structures du péché’ (Sollicitudo Re Socialis 36, 37c 38f)

ò    proposer et initier des réponses évangéliques, prophétiques et non-violentes.

ò    encourager des attitudes prophétiques et des nouvelles réponses à: Style de vie, Service d’aide et les Exclus.

4.         Contemplation et Action/ Mystique et Prophétie: Ce n’est qu’en développant une                      capacité contemplative par une relation avec le Christ que nous pourrons réellement            entendre sa voix et voir son visage dans la vie quotidienne et dans l’histoire. Sinon, nos      activités risquent d’être dirigées moins vers la construction du Royaume de Dieu que vers la             nôtre.

5.         L’établissement du Conseil de Justice et de Paix

ò   Il fut créé par Paul VI en 1967

ò   Il était désiré par Vatican II (Gaudium et Spes, 90)

ò   Sa mission est de garder les yeux de l’Église bien ouverts, son cœur sensible, et ses mains ouvertes pour les œuvres de charité que nous sommes appelés à réaliser dans le monde.

ò   Les Instituts religieux ont alors commencé à établir des comités JPIC avec le même focus.

6.        Comité JPIC, USG/UISG

ò    Comité mixte établi en 1974

ò    Actuellement composé de 21 membres qui se rencontrent deux fois l’an. Il comprend 8 Supérieurs Généraux, 8 promoteurs JPIC, 2 Secrétaires généraux des deux unions, un représentatif du Conseil pontifical J/P, un secrétaire exécutif à plein temps, un de SEDOS et le Secrétaire du Comité.

ò    Il offre des séminaires et des forums comme des occasions privilégiées pour la formation continue.

ò    Par l’entremise de ses groupes de travail, (Écologie, Anti-trafiquant, formation JPIC Afrique, Justice économique, Enseignement social catholique, etc), il développe et distribue de la documentation JPIC en plusieurs langues.

ò    Il forme un réseau de communication avec d’autres organisations ayant des objectifs semblables. Parmi ceux-ci, il y a les groupes de promotion de JPIC, les groupes de langue anglais, et espagnol/portugais.

ò    Il travaille en collaboration avec le Conseil pontifical « Justice et Paix », Caritas Internationalis, SEDOS, l’antenne          AFRIQUE-EUROPE, le RÉSAU FOI ET JUSTICE, « Solidarité avec le Soudan Sud » les NGO inspiré par les catholiques, et le « Comité interreligieux de la Décennie pour la Paix » de l’ONU

7.         Plan stratégique (2008-2010)

A la fin de 2007, les membres du Comité JPIC se sont rencontrés pour deux jours, et avec l’aide d’un modérateur expert, ils ont mis sur pied un plan stratégique de trois ans. La vision du Comité fut redéfinie, les obstacles identifiés, et quatre directions stratégiques nommées pour faire avancer cette œuvre : Promouvoir la centralité de JPIC, entraîner les promoteurs, garder le comité bien centré, et interconnecté (networking)

8.         Activités du Comité

ò    Séminaires : Plusieurs séminaires furent organisés sur des thèmes : Création et Mission, Changement climatique, Justice et Réconciliation, Crise économique, L’Enseignement social catholique dans le processus de formation, Caritas in Veritas, etc.

ò    Jours de prière internationale (ONU) : Plusieurs Services de prière (18 langues) sur notre site web.

ò    Communications :

       site web JPIC avec ressources à : www.jpicformation.wikispaces.com

       un bulletin mensuel, Newsbrief publié en 3 langues (anglais, espagnol et italien)

 

9.         Le comité JPIC invite les Supérieurs Généraux à :

ò    nommer des promoteurs JPIC et/ou une personne-lien avec le comité JPIC

ò    Incorporer l’enseignement social catholique et les valeurs JPIC dans le processus de formation de votre Institut. (Servez-vous de ‘Itinéraire de formation pour une vie religieuse prophétique’) et faites le lien entre la Formation, la Mission et l’Évangélisation concernant JPIC.

ò    Inclure les Résolutions JPIC dans vos Chapitres Provinciaux et Généraux.

ò    Appuyez et encouragez les efforts collaboratifs à tous les niveaux.

ò    Songez à développer une capacité de soutien dans votre Institut en étant présent là où se développent une politique et des décisions concernant les pauvres.

ò    Être proactif en traitant avec des questions de justice cachée ou émergeante dans la vie religieuse ainsi que dans l’Église et le monde, plutôt que d’avoir à les régler plus tard.

10. Projets JPIC pour 2010

ò    Renouveler le plan stratégique 2010-2013

ò    Que plus d’Instituts religieux nomment des promoteurs JPIC et développent des structures d’animation appropriées.

ò    Formation des promoteurs JPIC (Seminaire – 21-24 novembre, 2010, Rome)

ò    Faire campagne pour Le Commerce équitable, Intégrité de la Création, Justice économique, Pais, etc.

ò    Fortifier le réseau entre les Instituts religieux et avec les Comités Nationaux JPIC

Gearoid Francisco O Conaire ofm

Secrétaire exécutif, Commission JPIC

 

 

En quoi l’Enseignement social de l’Église consiste-t-il ?

La doctrine sociale de l'Église (DSE)

L’Église, lorsqu’elle affronte ce terrain, est consciente de ses limites à elle. Elle ne prétend pas être en mesure de fournir des solutions à tous les problèmes que le monde doit affronter, d’autant plus qu’entre les divers pays il y a de grandes différences dans le degré de développement , et que les situations dans lesquelles des chrétiens engagés se trouvent sont extrêmement diverses. Cependant l’Église peut et doit présenter, « à la lumière de l’Évangile », les principes et les lignes directrices nécessaires à l’organisation de la protection de la dignité humaine et du bien commun.

Il faut toujours distinguer entre l’Enseignement social officiel de l’Église et les vues des diverses écoles qui traitent des explications systématiques, du développement et de l’organisation de la doctrine sociale contenue dans les documents des papes. Voici les éléments essentiels définissant et décrivant la nature de  la DSE :

- La DSE est né de la rencontre entre l’Évangile avec les problèmes spécifiques qui se posent dans la société.

- Les problèmes dont traite la DSE proviennent de la réflexion morale sur des recherches, mais ils proviennent également de l’expérience quotidienne de la communauté chrétienne et des diverses manifestations de pauvreté. Il y a aussi les problèmes liés à la société industrielle.

Pour comprendre l’évolution de la DSE, il faut nécessairement se rapporter à la théologie et à la philosophie qui forment sa base, comme aussi aux sciences humaines et sociales.

La DSE a sa propre identité, avec un profil théologique particulier.

            Les sources théologiques de la DSE sont l’Écriture, l’enseignement des Pères et des théologiens de l’Église, et le Magistère.

Son sujet fondamental et premier est la dignité de la personne humaine, avec ses droits inaliénables, qui constituent l’essence de « la vérité sur l’homme ». Son objet est la communauté chrétienne entière, en union avec ses pasteurs légitimes et sous leur conduite. Les laïcs, avec leur propre expérience du christianisme, sont les véritables collaborateurs des pasteurs.

Le contentu de la DSE comprend l’étude de la personne humaine comme individu et comme membre de la société. Il s’agit donc de l’homme intégral, en tant qu’entité spécifique et réalité fondamentale de l’anthropologie chrétienne.

Le but de la DSE est le ministère pastoral pour le bien du monde, visant à favoriser un développement humain intégral au moyen de la pratique de la libération chrétienne dans la perspective de la vie tant présente que dans le monde à venir.

Il ne s’agit pas simplement de « science pure », mais de science à la fois théorique et pratique, avec une orientation pastorale, en accord avec la mission évangélisatrice de l’Église au service de la personne intégrale, de chaque être humain et de l’humanité en général.

Au long des âges et en toute situation, l’Église ne cesse de se charger de ce ministère, remplissant ainsi dans la société un rôle triple :

- elle proclame la vérité au sujet de la dignité de l’être humain et de ses droits,

- elle démasque l’injustice ; et

- elle contribue à un changement positif dans la société, ainsi qu’au véritable progrès humain.

LES TROIS DIMENSIONS DE LA DSE

            Dans la DSE on peut distinguer trois dimensions : théorie, histoire et pratique. Pour commencer, il y a d’abord et surtout la dimension théorique, car le magistère de l’Église a formulé sa doctrine sociale directement dans beaucoup de documents, et cela d’une façon organique et systématique. L’Église indique ainsi un chemin qui mène à l’établissement de relations entre les gens, fondées sur des principes universels, acceptables par tous.

            Nous présentons ici des directives éthiques durables, et nous nous occupons moins des vues qui changent avec le temps, ni de « ce qui concerne le développement socio-économique, parce qu’en cette matière [le magistère] n’est pas compétent et il n’a pas la vocation de s’en occuper ».

La doctrine sociale de l’Église a également une " dimension historique", car l’application des principes immuables est réalisée dans le contexte d’une vision particulière de la société et s’inspire d’une réflexions portant sur ses problèmes actuels.

            Finalement, il y a la " dimension pratique", car l’enseignement social ne se limite pas à la proclamation des principes fondamentaux ni à l’interprétation historique de phénomènes sociaux spécifiques, mais il suggère également l’application effective de ces principes en pratique, les appliquant dans la mesure du possible aux situations concrètes et autant que les circonstances le demandent.

            LA MÉTHODOLOGIE DE L’ENSEIGNEMENT SOCIAL

            La méthodologie comprend trois phases : voir, juger, agir.

Voir, c’est identifier les problèmes et les creuser ensemble avec leurs causes, dont l’analyse, toutefois, appartient à proprement parler aux sciences humaines et sociales.

Juger, c’est interpréter cette réalité à la lumière des méthodes des sciences sociales propres à évaluer des phénomènes d’ordre social et leurs implications éthiques.

Agir, c’est viser les choix faits. Agir exige une conversion véritable, c’est-à-dire la transformation intérieure qui permet à une personne de bénéficier de la lumière purificatrice de Dieu, d’être ouverte à ses directives et être prête à les mettre en oeuvre.

LA MÉTHODE DE DISCERNEMENT

L’Église n’a pas pour but de procéder à une analyse scientifique de la réalité sociale. Le discernement chrétien – compris comme poursuite de la vérité et évaluation de l’exactitude des jugements – nous permet d’explorer les causes essentielles des maux sociaux, en particulier de l’injustice, et en même temps bénéficie d’une mise en oeuvre éprouvée, mais non pas idéologique, des sciences humaines. Le but poursuivi est la formulation d’une évaluation objective de la réalité sociale à la lumière de principes permanents, ainsi que l’énonciation de solutions spécifiques, adaptées – possibles et disponibles vu les circonstances - , supprimer les injustices et promouvoir les changements politiques, économiques et culturels nécessaires.

L’ÉVOLUTION DE L’ENSEIGNEMENT SOCIAL

La doctrine sociale de l’Église, étant donné son rôle de pont entre l’Évangile et la réalité concrète de l’homme et de la société, doit être constamment mise à jour et adaptée aux situations nouvelles apparaissant dans le monde.

Voire Le texte Compendium de la DSE

 

 

COMMISSION INTERNATIONALE DE

JUSTICE, PAIX ET INTÉGRITÉ DE LA CREATION (JPIC)

La commission pour la Justice, Paix et Intégrité de la Création (JPIC) existait déjà au niveau de la Congrégation pendant l’administration générale précédente. Cette commission a obtenu l’approbation et le soutien du Chapitre Général de 2012, qui demanda « son renouvellement et à sa recomposition » (cf. Décision 8 Chapitre Général 2012).

Le chapitre de 2012 a aussi mis en exergue que « Notre vie et notre mission sont vécues à la lumière de l’option préférentielle pour les pauvres et les exigences de la Justice et de Paix. » (cf. Notre Vision d’une Communauté comblée de Dons et Unie, au début des Décisions du Chapitre General).

Ces exigences se trouvent déjà dans les livres des prophètes de l’Ancien Testament, qui ont exprimé les soucis de Dieu Lui-même. Ces exigences ont retenti dans les psaumes que le peuple de Dieu chantait pendant les célébrations et les prières. C’est dans cet environnement que Jésus a grandi et qu’il a discerné sa vocation pour proclamer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. (Il a lui-même cité le Prophète Isaïe, quand il a inauguré son ministère en annonçant son rôle dans cette mission dans l’Evangile selon Saint Luc, Lc 4, 18-22).

Jésus a transmis cette mission et ce rôle aux apôtres et, à travers les apôtres, à l’Eglise. Les témoignages qui montrent que l’Eglise a toujours continué à réfléchir, à s’intéresser et à discerner sur les questions de Justice et Paix sont nombreux, surtout depuis l’encyclique Rerum Novarum du Pape Léon XIII. La doctrine sociale de l’Eglise s’est développée pendant ces années. Aujourd’hui, nous nous rendons compte que la JPIC n’est pas une question parmi d’autres qui concernent l’Eglise, mais c’est plutôt la clef de lecture pour l’Eglise pour comprendre l’Evangile et pour confronter les réalités du monde.

La Décision N. 8 du Chapitre General de 2012 évoque clairement le lien entre ce thème de JPIC et notre charisme qu’est la Réconciliation. Par cette décision, le Chapitre General nous incite à explorer la relation intrinsèque qui existe entre notre charisme et le thème de JPIC. Nous sommes conscients que la question de JPIC, qui est une expression de notre charisme, ne s’identifie pas avec des actions, mais plutôt avec une spiritualité évangélique, une manière d’être avec Dieu, avec soi-même, avec les autres et avec le monde. Cette spiritualité est le fruit d’une conversion personnelle et communautaire. Avec cette nouvelle attitude, nous relisons nos constitutions et les documents officiels de notre Congrégation ainsi que notre tradition, et nous sommes convaincus que, dans notre histoire, nous sommes toujours appelés à œuvrer pour la justice, la paix et pour la création, même si nous ne les mentionnons pas directement.

La tâche de la commission est de rappeler cette réalité dans notre vie, dans notre charisme et dans notre mission. Nous sommes appelés à animer les membres et les structures de la JPIC dans chaque province de la Congrégation et de soutenir les efforts des provinces dans la JPIC, en facilitant la communication et l’information au niveau des provinces et de la Congrégation.

En utilisant le sigle JPIC, nous faisons nôtre les travaux de l’USG (Union des Supérieurs Généraux) et de l’UISG (Union Internationale des Supérieurs Généraux), qui ont souligné la compréhension du sens de Justice et Paix à partir des documents du concile Vatican II. Au début de son pontificat, Jean-Paul II a ajouté la question de l’environnement au même pied d’égalite que ces deux concepts de Justice et Paix, d’où l’ajout de « intégrité de la création ».

STRUCTURES

1-      La Commission Internationale est composée de 7 membres

2-      La Commission Internationale se réunira une fois tous les deux ans. Entre temps les membres feront leurs travaux et communication par l’internet.

3-      Les membres de la commission Internationale sont nommés par le Supérieur General pour six ans renouvelables.

4-      Chaque province va constituer une commission provinciale de JPIC d’au moins trois (3) membres repartis ainsi : un prêtre ou un frère salettin, un scolastique, et un laïc salettin. Par souci de continuité, le mandat de ces membres ne se terminera pas avec le mandat du conseil provincial et peut et renouvelable.

5-      La commission provinciale de JPIC travaille avec et sous la responsabilité de l’administration provinciale. La commission est invitée au conseil provincial deux fois par an.

6-      La commission provinciale de JPIC anime les activités de JPIC dans la province et communique les informations nécessaires au sujet de ses activités et les questions de JPIC. Au mois de janvier de chaque année, la commission provinciale présente un rapport écrit sur les activités dans la province, qui pourrait être communiqué à toute la Congrégation.

7-      Pour souci de consistance nous suggérons que le sigle de JPIC soit utilisé dans chaque langue   pour les documents, dossiers ou communications relatifs à ce sujet. Le sigle est traduit dans chaque langue comme suit :

  1. POR – Justica, Paz Integridade da Criacao.
  2. PL – Sprawiedliwość, Pokój I Ochrona Stworzenia
  3. FR – Justice, Paix et Intégrité de la Création
  4. DE – Gerechtigkeit, Frieden und Bewahrung der Schöpfung
  5. IT – Giustizia, Pace e Integrità del Creato
  6. SP – Justicia, Paz y Integridad de la Creacion

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