Lettre - Pâques 2022
« Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez. »  (Mt 28, 7) Très chers frères, A chacun de vous, je souhaite joyeuses et saintes... Czytaj więcej
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Il fallait qu’il ressuscite

(Pâques : Actes 10, 34-43 ; Colossiens 3, 1-4 ; Jean 20, 1-9)

À la fin de l'Évangile d'aujourd'hui, Jean déclare clairement : « Jusque-là les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts ». De fait, comme le démontrent souvent les lectures durant le temps pascal, la plupart des disciples ne croyaient pas que Jésus était ressuscité avant qu'il ne se révèle.

Mettons-nous à la place de Pierre dans le tombeau vide. Comment comprendre ce que nous voyons ? Tout cloche ici. Par exemple, si le corps de Jésus avait été volé, pourquoi le voleur aurait-il plié les linges à plat ?

Puis rejoignons Pierre, tel qu'il apparaît dans la première lecture. Par ce temps-là dans les Actes des Apôtres, Pierre proclamait hardiment le Christ ressuscité au peuple juif, et plusieurs croyaient. Mais ici, il prêche à un centurion romain pieux et craignant Dieu, ainsi qu'à sa famille et à ses amis. Maintenant Pierre porte témoignage non au sujet d’un tombeau vide, mais de vie pleine pour tous.

St Paul, écrivant aux Colossiens, leur rappelle : « Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre ». En tant que témoin, il pratiquait certainement ce qu'il prêchait.

À La Salette, la Belle Dame fit de Maximin et Mélanie des témoins. Nous marchons à leur suite, rappelant aux gens le pouvoir transformatif de Jésus crucifié et ressuscité. Ce que Pierre dit de lui-même et de ses compagnons s'applique aussi à nous : « Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts. C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés ».

Jean écrit qu’il fallait que Jésus ressuscite. Cela dépasse le simple fait d’annoncer un événement historique. Car sans sa résurrection, il n'y a pas de victoire sur la mort. Il n'y a pas de victoire sur le péché. Il n'y a pas de salut. Il n'y a pas d'alliance de fidélité avec Dieu.

Si les moyens modernes de communication sociale avaient existé à l'époque de l'Évangile d'aujourd'hui, imaginez les théories circulant au sujet du tombeau vide ! Si la foi ardente de Pierre et des autres existait aujourd'hui, imaginez quels prophètes nous pourrions devenir pour l’époque présente !

Traduction : P. Paul Belhumeur, M.S.

Publié dans MISSION (FR)

Ce dont le Seigneur a besoin

(Dimanche des Rameaux : Luc 19, 28-40 ; Isaïe 50, 4-7 ; Philippiens 2, 6-11 ; Luc 22, 14 à 23, 56)

Suivant l’instruction de Jésus, ses disciples, à qui leur demandait pourquoi ils prenaient l'âne, ont répondu : « Parce que le Seigneur en a besoin ».

De quoi le Seigneur a-t-il besoin de notre part ? D'abord et surtout, de nos personnes mêmes.

Quand la Sainte Vierge a dit à Maximin et à Mélanie de « le faire passer », ne disait-elle pas : « Le Seigneur a besoin de vous » ? Eux seuls, et personne d'autre, ont été choisis pour être les premiers à annoncer le message salettin de conversion et de réconciliation.

Quelle ressource, don, ou talent le Seigneur demande-t-il de nous ? La réponse varie pour chacun de nous, mais il y a quand même beaucoup de commun. Par exemple, nous recevons tous le Corps du Christ dans l'Eucharistie. Alors comment l’amenons-nous dans notre monde personnel de famille, d’amis, et de communauté et, autant que possible, au-delà ?

Certains pharisiens pensaient que la foule manquait de jugement avec ses acclamations de Jésus. Lui de répondre : « Si eux se taisent, les pierres crieront ! » Nous trouvons à La Salette une prédiction semblable dans son extravagance : « Les pierres et les rochers deviendront des monceaux de blé », proclamant, pour ainsi dire, la miséricorde de Dieu envers ceux qui retournent à lui.

Ce n'est pas le temps pour le silence. Le Seigneur a besoin de notre voix, et donnera à tous et chacun « le langage des disciples » (première lecture), de façon à proclamer la gloire de Dieu et de rendre nôtres les paroles du psaume d'aujourd'hui : « Je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée ».

Pour plusieurs d'entre nous, la tâche n’est pas facile, surtout si nous vivons dans un milieu indifférent à la foi et même hostile.

Dans ce contexte, considérons ce que Jésus a dit à Pierre : « Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères ».

Nous connaissons le fait que le courage de Pierre a failli à un moment critique, mais non sa foi. N’excusant jamais sa couardise, il est revenu et, dans les Actes des Apôtres, nous le voyons proclamer la Bonne Nouvelle et guider les premiers pas de l'Église. Le Seigneur avait encore besoin de lui, comme il a encore besoin de nous—quelle pensée glorieuse, quelle leçon d’humilité ! —pour fortifier nos frères et sœurs.

Traduction : P. Paul Belhumeur, M.S.

Publié dans MISSION (FR)

Ne voyez-vous pas ?

(5e dimanche de Carême : Isaïe 43, 16-21 ; Philippiens 3, 8-14 ; Jean 8, 1-11)

La femme de l'Évangile d'aujourd'hui était coupable. La loi la condamnait à la mort. Les regrets qu'elle aurait pu avoir ne lui servaient à rien en ce moment.

Le peuple juif, auquel Isaïe s'adresse dans la première lecture, était en exil à cause de ses multiples péchés. Dommage qu’ils aient oublié ce qu'ils devaient à Dieu pour avoir délivré leurs ancêtres de l'esclavage et les avoir fait passer à travers la mer Rouge !

Paul a reconnu trop tard « ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur ». Il ne pourrait jamais réparer le mal qu'il avait fait en persécutant l'Église.

Beaucoup de chrétiens en 1846 avaient oublié l'histoire de leur salut. Le Fils de Dieu, par amour pour le monde, s'était livré à la mort. Maintenant il en existait certains qui invoquaient son nom seulement en blasphémant lorsqu'ils voyaient les pommes de terre pourries et l’approche du fléau de la famine.

D’où la nécessité d’une Belle Dame pour les ramener à une vie de foi. Oui, ses paroles contenaient des reproches, mais elle n'est pas venue pour condamner son peuple. Il y avait une alternative à la punition.

Paul aurait à souffrir beaucoup pour le Christ. Ce n'était pas une punition. Il remplit son destin en « communiant aux souffrances de sa Passion, en devenant semblable à lui dans sa mort ».

Isaïe rassura son peuple en lui disant qu’il verrait une chose plus grande que la traversée de la mer Rouge, et cela plus tôt qu'il ne pensait. « Elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? »

Encore plus remarquable est le cas de la femme dans l'Évangile. Non seulement l’issue est inattendue, elle était impossible ! Jésus dit, en effet, « J’accomplie une chose nouvelle, quelque chose du jamais vu, de révolutionnaire. Ne voyez-vous pas ? »

La Salette nous aide à voir cette grande merveille, non seulement comme elle s’applique à nous quand nous nous efforçons de vivre une vie réconciliée, mais quand nous l'adoptons comme méthodologie à appliquer au monde moderne.

Isaïe, Paul, Marie et surtout Jésus nous invitent à assumer un cœur de conversion. Ne tardons pas afin de pouvoir entendre ces douces paroles : « Moi non plus, je ne te condamne pas ».

Traduction : P. Paul Belhumeur, M.S.

Publié dans MISSION (FR)

Resplendissants

(4e dimanche de Carême : Josué 5, 9-12 ; 2 Corinthiens 5, 17-21 ; Luc 15, 1-3, 11-32)

« Qui regarde vers lui resplendira ». Ces paroles du psaume d'aujourd'hui se réfèrent au Seigneur, mais nous pouvons les appliquer au fils prodigue. Après avoir regardé vers son père, il se trouva dans le plus beau vêtement, avec une bague au doigt et des sandales aux pieds.

Au milieu de cette saison pénitentielle du Carême, l'Église nous offre le dimanche du Laetare (réjouissez-vous). En plus des références spécifiques à la joie dans le psaume et l'évangile, les lectures abondent de raisons de célébrer.

Dans la première lecture, Dieu dit à son peuple : « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte ». Ayant traversé le Jourdain ils célébreront la Pâque pour la première fois dans la terre promise. Enfin ils sont vraiment un peuple libre.

St Paul parle ardemment de la réconciliation, qui vient de Dieu, et que nous sommes invités à accepter. Dans nos rapports avec les autres, nous en avons fait l’expérience, quand l'offenseur et l'offensé peuvent se regarder et joyeusement reconnaître la nouvelle création de l'amour restauré.

Plus joyeuse encore est la réconciliation que nous offre la Belle Dame de La Salette. En confiant son message à Mélanie et Maximin et à nous, elle nous a fait ambassadeurs du Christ. Nous pouvons proclamer à tous que Dieu, « ne tenant pas compte des fautes », leur offre la possibilité de retourner humblement à lui et d'être en un bon rapport avec lui.

N'est-ce pas là le sens de l'histoire du fils prodigue ? « Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers ».

Nous pourrions nous arrêter ici, et cette réflexion serait complète. Mais employons l'espace qui nous reste pour quelques pensées supplémentaires.

Réjouissons-nous que, à la Veillée pascale, des milliers deviendront une création nouvelle à travers les eaux du baptême et par l'onction de l'huile sainte de la confirmation et l'effusion des dons du Saint-Esprit.

Puissions-nous, comme le dit le père, « festoyer et nous réjouir » pour chaque âme sauvée, pour tout pécheur (nous y inclus) réconcilié avec Dieu, nous qui "étions morts et sommes revenus à la vie ; étions perdus et sommes retrouvés ».

Traduction : P. Paul Belhumeur, M.S.

Publié dans MISSION (FR)

Un Dieu, un peuple

(3e dimanche de Carême : Exode 3, 1-15 ; 1 Corinthiens 10, 1-12 ; Luc 13, 1-9)

La parabole du figuier d'aujourd'hui se trouve seulement dans l'Evangile de Luc. Cependant on ne peut manquer de voir le parallèle à La Salette. Comme le vigneron cherchant à sauver l'arbre, la Belle Dame se présente comme priant sans cesse pour son peuple.

Dans la première lecture, Dieu dit : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer ». Marie a vu le péché de son peuple—en particulier des cris de plainte mêlés au nom de son Fils—mais aussi de sa souffrance. Elle est venue offrir un remède aux deux.

St Paul écrit de « nos pères » en route vers la terre promise. Il conclut : « La plupart n’ont pas su plaire à Dieu : leurs ossements, en effet, jonchèrent le désert. Ces événements devaient nous servir d’exemple, pour nous empêcher de désirer ce qui est mal comme l’ont fait ces gens-là. Cessez de récriminer comme l’ont fait certains d’entre eux ».

Alors peu des corinthiens croyants étaient d'origine juive, et il en est de même pour nous. Cependant, notre héritage chrétien inclut l'Ancien Testament, et en d'autres endroits, Paul dit explicitement que nous sommes descendants d'Abraham.

Nous sommes donc le seul peuple élu du seul vrai Dieu, dont le nom infiniment mystérieux est "JE SUIS". Quel cri entend-il de nous aujourd'hui ? Murmurons-nous, ou nous tournons-nous vers le Seigneur en prière ? Profitons-nous pleinement de la nourriture et de la boisson spirituelles qui nous ont été données ?

Les bonnes nouvelles circulent vite, dit-on. C'est peut-être vrai, mais les mauvaises nouvelles attirent plus d'attention. L'Évangile d’aujourd’hui mentionne deux événements tragiques. Jésus répond : « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même ».

Cette parole peut sembler insouciante, mais elle reflète plutôt l'urgence de la mission de Jésus. De même, à La Salette, Marie a commencé son discours avec les paroles, « Si mon peuple ne veut pas se soumettre ». Elle devait saisir l’attention de son peuple.

Les deux, cependant, laissent la porte ouverte à l’espoir. Tournons-nous donc vers le Seigneur avec la prière d'ouverture de la messe d'aujourd'hui : « Nous avons conscience de nos fautes ; patiemment, relève-nous avec amour ».

Traduction : P. Paul Belhumeur, M.S.

Publié dans MISSION (FR)
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