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lundi, 29 mars 2021 10:06

Lettre - Pâques 2021

Saintes Pâques 2021

« Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures.  Il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures » ( 1 Cor 15,3-4 )

« S’ils se convertissent… » ( Marie à La Salette )

Chers confrères,

Comme l'année dernière, cette année encore les vœux de Pâques du Conseil Général et mes vœux personnels vous parviennent dans vos communautés et dans vos lieux de travail pastoral, alors que la pandémie du coronavirus ne semble pas vouloir se calmer. Au contraire, elle continue à sévir avec plus ou moins d'intensité partout dans le monde, semant la peur et l'incertitude quant à l'avenir, et mettant à rude épreuve les systèmes sanitaires, sociaux et économiques de nos différents pays.

Nous nous sentons tous impliqués à divers titres dans ce phénomène qui modifie notre façon de concevoir et de voir le monde, la société, les relations interpersonnelles et notre propre vie. Nous vivons en fait une véritable révolution "copernicienne" affectant les valeurs autour desquelles nous sommes appelés à construire notre avenir proche et celui du monde, dans l'espoir qu'il soit meilleur que le présent. De la centralité du faire et de l'efficacité, nous passons à juste titre à la centralité de la personne avec ses droits à respecter et ses devoirs à mettre en œuvre.

La vie religieuse, par conséquent, n'est pas entièrement exempte de ce changement d'époque en cours.  Loin du rythme de vie frénétique qui caractérisait notre condition de religieux et de prêtres, soudainement limités dans nos déplacements et nos ministères, nous avons découvert, tout au long de cette année, l'importance des relations interpersonnelles, faites avant tout de petits gestes d'accueil et d'écoute des autres, d'attention et de service mutuel, de gratuité généreuse et de temps partagé. D’autre part nous avons expérimenté, en même temps que la fatigue de vivre la foi en communauté... la beauté du goût redécouvert pour la vie de prière personnelle et communautaire, accompagné de l'effort de "mettre à jour" la manière d'être présent au peuple de Dieu confié à notre soin pastoral.

J'espère que cette expérience, non voulue mais imposée de force et sans préavis par les circonstances adverses que nous connaissons, se transforme en "Kairós", en un temps favorable et de grâce pour nous tous et nous aidera à nous reprendre et à nous remettre en chemin avec responsabilité, détermination, enthousiasme et sans peur, en renouvelant profondément notre façon de vivre notre fidélité à suivre le Seigneur à la lumière du message de la Vierge en pleurs de La Salette.

Ce serait une occasion manquée si, une fois cette "tempête pandémique" passée, les choses reviennent à ce qu'elles étaient auparavant dans notre vie religieuse personnelle et communautaire ainsi que dans la pastorale, sans laisser aucune trace de son passage et des stimulations qu'elle a suscitées et favorisées. Le pape François a affirmé que de cette pandémie on sort soit meilleur soit pire... et dans tous les cas, jamais comme avant. Il n’existe pas d’autre voie. Si cela est vrai pour tout le monde, cela doit être encore plus vrai pour nous, religieux salettins.

Avec toute l'Église nous serons également appelés à renouveler notre langage "religieux", qui semble souvent usé et dépassé, fait de mots abstraits et vides et donc incapable de communiquer au monde d'aujourd'hui, avec fraîcheur et mordant, la richesse de l'Évangile et le témoignage joyeux de notre vie religieuse. C'est un défi auquel nous sommes tous confrontés personnellement et auquel aucun d'entre nous ne peut facilement échapper.

Nous devrions sortir renouvelés et encouragés à tous les niveaux de cette expérience inhabituelle et, à bien des égards, douloureuse. C'est le souhait que je formule pour chacun d'entre nous.

Il ne peut y avoir de Résurrection pascale sans ce passage étroit que sont la souffrance, le cri d'abandon et le mort vécue le Vendredi Saint. C'est seulement ainsi que Pâques devient la célébration par excellence de l'espérance qui ne trompe pas et de l'explosion de la vie nouvelle offerte à tous et inaugurée par le Christ ressuscité.

Tous nous savons que le message de La Salette est essentiellement un message pascal fait de forts appels à la conversion, à l'engagement personnel, à revoir et à renouveler notre relation personnelle avec Dieu et avec l'Église, mais aussi de promesses d'une plénitude de vie illuminée et purifiée par cette lumière éblouissante qui émane du Christ, crucifié et glorieux à la fois, suspendu à la poitrine de la Belle Dame. C'est pourquoi nous aussi, avec saint Paul, nous pouvons affirmer avec force et à voix haute : "Le Christ ressuscité est notre espérance" (1 Co 15).

Cette année le mystère pascal de mort et de résurrection, de souffrance et de renaissance accompagne également les deux missions salettines en terre d’Afrique ainsi que la région du Myanmar.

Au Mozambique la situation ne semble pas s'être améliorée par rapport à ce qui a été rapporté dans la lettre de Noël. En fait elle continue à être critique et semble avoir échappé au contrôle des forces de police locales et nationales. Dernièrement certaines agences de presse ont fait état de crimes horribles commis contre des enfants dans la région de Cabo Delgado, qui est aux mains de groupes djihadistes sans scrupules. Pour le moment le Père Edegard travaille dans la ville de Pemba comme assistant et accompagnateur des nombreux réfugiés originaires non seulement de la paroisse de Nangololo. En étroite collaboration avec les Provinces du Brésil et de l'Angola, le CG envisage de restructurer la communauté dès que possible et de réorganiser sa présence pastorale dans le diocèse. Celui-ci, après le récent transfert de Mgr Luiz vers un autre siège (Brésil), est dirigée par un administrateur apostolique en la personne de Mgr Juliasse, évêque auxiliaire de Maputo. En attendant le nouvel évêque, avec lequel nous pourrons discuter sur l'avenir de la présence salettine dans la région, nous gardons constamment dans nos prières cette communauté et son développement futur, ainsi que le peuple persécuté qu'elle sert.

En Tanzanie, en vue d'ouvrir un premier centre de promotion des vocations et de formation pour les jeunes qui souhaitent faire partie de notre famille religieuse, nous cherchons à acquérir une maison et un terrain attenant. Le désir du CG, partagé par la communauté de Rutete, est de commencer le processus de formation au cours de l'actuelle Année mariale ou, au plus tard, au début de 2022. Avec grande confiance je place ce projet sous la protection de la Belle Dame de La Salette, notre Mère et Patronne. En même temps je le confie à l'attention et aux prières de toute la Congrégation.

Au nom de la Congrégation, je désire ardemment exprimer des sentiments de proximité spirituelle et de solidarité avec nos confrères de la jeune Région du Myanmar. Ils sont en train de vivre un moment de grand désarroi et de préoccupation pour le sort du processus démocratique du pays, brusquement interrompu par le récent coup d'État militaire (1er février).Nous espérons que la situation de guerre instaurée par les militaires, qui a conduit à un soulèvement populaire compréhensible et aussi, malheureusement, à la mort de tant d'innocents, prenne fin le plus rapidement possible et que la justice et le respect des règles de la démocratie, dûment rétablies, l'emporteront sur la haine et les divisions actuellement présentes dans le pays. Dans ce contexte d'incertitude et de peur pour le proche avenir les quatre nouvelles ordinations sacerdotales, qui ont eu lieu le 19 mars en la fête de saint Joseph, sont un grand signe de confiante espérance pour le pays, la Région et la Congrégation. Nous remercions le Seigneur pour le don de leur vocation. Éclairés et guidés par notre charisme, ils s'emploieront certainement à favoriser, par leurs paroles et surtout par le témoignage de leur vie, les voies de la réconciliation dans le pays, assoiffé de paix et de justice.

Que cette Sainte Pâque, avec sa bouleversante charge de lumière et de vie nouvelle, nous mène toujours davantage à intégrer notre existence en tant qu’humain et de religieux dans celle du Christ ressuscité et à nous laisser communiquer la vie en plénitude par son Esprit !

Puisse la Résurrection du Christ nous inciter à donner raison toujours et sans peur à cette foi et à cette espérance qui doivent animer notre vie de chrétiens et de religieux en tout lieu et en toute situation !

À nos confrères âgés ou souffrants, à ceux qui sont plongés dans les travaux de la pastorale, aux jeunes religieux, aux novices et aux jeunes en formation, ainsi qu'aux Sœurs de La Salette et aux nombreux Laïcs salettins qui, animés par le charisme de la réconciliation, travaillent avec nous dans le domaine de l'évangélisation et de la charité, j’adresse, également au nom du Conseil général, mes meilleurs vœux chrétiens pour de         

Joyeuses et Saintes Pâques de Résurrection !

Fraternellement vôtre,

P. Silvano Marisa MS

Supérieur Général

Publié dans LAIQUE ASSOCIÉS (FR)
dimanche, 28 mars 2021 20:33

L’invitation – anamnèse

L’invitation – anamnèse

Avril 2021

L’Eucharistie – source et point culminant de l’histoire

Ces paroles d’introduction – « Avancez, mes enfants » et « Je suis ici pour vous conter une grande nouvelle » – sont, de la part de la « Belle Dame », une invitation à se rappeler quel était le dessein de Dieu au commencement des temps : en effet, Dieu veut nous avoir tous à ses côtés, au Paradis. C’est en somme le devoir de l’homme sur terre : d’abord, désirer soi-même, puis soutenir les autres dans le désir d’accomplir ce plan de Dieu, en l’acceptant comme son propre plan. 

Parmi les hommes, personne ne se soucie autant de réaliser ce plan que la Mère de Jésus et de tous ceux qui croient en Lui.

Marie signale les lieux et les moments concrets où nous pouvons discerner ce plan et faire l’expérience de l’aide personnelle que Dieu nous offre à travers la grâce qui vient de son Fils, Jésus. Il s’agit d’abord de la Sainte Messe par laquelle Jésus Christ veut nous accorder ses dons. Ensuite, il s’agit de la prière et du temps que nous y consacrons, que la « Belle Dame » ne craint pas de réduire au seuls « Notre Père » et « Je vous salue Marie ». Pour certains, ces prières deviennent méconnues car elles ne leur ont pas été enseignées par les parents qui, de plus en plus souvent aujourd’hui, ne ressentent même pas le besoin de faire baptiser leurs enfants. Aussi, le Carême n’est plus une période de préparation au saint Triduum Pascal, mais il est traité comme un temps quotidien, sans signification particulière.

Marie n’a pas manqué d’indiquer que la détérioration de nos relations avec Dieu se reflète également dans les cultures abîmées et les récoltes gâtées. Nous oublions toujours le lien entre le commandement de Dieu : « Remplissez la terre et soumettez-la » et les paroles de Marie : « S’ils se convertissent, les pierres et les rochers deviendront des monceaux de blé et les pommes de terre seront ensemencées par les terres ». Or, nous pouvons soumettre la terre de façon admissible seulement si nous nous soumettons nous-mêmes à Dieu. Marie rappelle cette vérité dans la partie exprimée en français de son message : « Si mon peuple ne veut pas se soumettre… ». Elle se présente comme celle qui s’est soumise à Dieu la première et qui est fière de ce choix. Rien ne contribue à la construction de la paix intérieure de façon plus puissante que l’adhésion à la volonté de Dieu ; et la Vierge Marie en est pour nous un exemple constant. C’est pourquoi, en parlant de nous, elle dit « mon peuple » : en effet, elle espère que, comme en elle, il y a en chacun de nous ce désir naturel de Dieu et cette envie de plaire à Dieu par amour et non pas par calcul ou par une méchanceté cachée.

Si quelque chose ne se passe pas selon nos attentes, nous jurons, sans y prêter attention : soit contre les conducteurs, soit contre les piétons ; contre les personnes désobligeantes, contre l’autorité de l‘Etat, contre les services publiques, contre la sécurité sociale, contre la sécheresse, contre la pandémie de coronavirus et les spéculations qui y sont liées, contre les récoltes qui se gâtent, contre les prix des services et des produits, contre les malfaiteurs et contre toutes sortes d’échecs et d’imprévus du quotidien. Marie rappelle que tout cela nécessite une intervention de Dieu. Jésus est prêt à nous aider, mais notre comportement et notre indifférence à la relation éternelle avec Dieu requiert des moyens de réparation toujours plus forts. Marie en appelle à Jésus – ce qu’elle évoque en pleurant – pour qu’Il emploie des solutions plus délicates. Mais elle est consciente que notre comportement nous met devant le choix entre la perte de la vie éternelle et une lourde intervention du bras de Jésus que même Marie, pleine de grâce, ne peut plus maintenir. Il ne veut pas punir. La punition c’est l’appellation que nous donnons à la colère de Dieu. Dans les paroles des prophètes, la colère de Dieu signifie le zèle du Père, du Fils et de l’Esprit Saint à mettre de l’ordre en toute chose, comme Dieu l’avait voulu depuis le commencement du monde.

Acceptons cette invitation de Marie à nous soumettre à Dieu et à lui obéir dans tout ce qui est écrit dans le Décalogue. Souvenons-nous que Dieu est miséricordieux dans le temps de ce monde et veut toujours nous aider. Mais nous oublions qu’une fois ce temps terminé, Il ne sera, hélas, que juste.

Et à La Salette, Marie souffre justement parce que nous l’oublions. 

Karol Porczak MS

Publié dans MISSION (FR)
dimanche, 28 mars 2021 20:05

Méditation - Avril 2021

L’invitation – anamnèse

Avril 2021

L’Eucharistie – source et point culminant de l’histoire

Ces paroles d’introduction – « Avancez, mes enfants » et « Je suis ici pour vous conter une grande nouvelle » – sont, de la part de la « Belle Dame », une invitation à se rappeler quel était le dessein de Dieu au commencement des temps : en effet, Dieu veut nous avoir tous à ses côtés, au Paradis. C’est en somme le devoir de l’homme sur terre : d’abord, désirer soi-même, puis soutenir les autres dans le désir d’accomplir ce plan de Dieu, en l’acceptant comme son propre plan. 

Parmi les hommes, personne ne se soucie autant de réaliser ce plan que la Mère de Jésus et de tous ceux qui croient en Lui.

Marie signale les lieux et les moments concrets où nous pouvons discerner ce plan et faire l’expérience de l’aide personnelle que Dieu nous offre à travers la grâce qui vient de son Fils, Jésus. Il s’agit d’abord de la Sainte Messe par laquelle Jésus Christ veut nous accorder ses dons. Ensuite, il s’agit de la prière et du temps que nous y consacrons, que la « Belle Dame » ne craint pas de réduire au seuls « Notre Père » et « Je vous salue Marie ». Pour certains, ces prières deviennent méconnues car elles ne leur ont pas été enseignées par les parents qui, de plus en plus souvent aujourd’hui, ne ressentent même pas le besoin de faire baptiser leurs enfants. Aussi, le Carême n’est plus une période de préparation au saint Triduum Pascal, mais il est traité comme un temps quotidien, sans signification particulière.

Marie n’a pas manqué d’indiquer que la détérioration de nos relations avec Dieu se reflète également dans les cultures abîmées et les récoltes gâtées. Nous oublions toujours le lien entre le commandement de Dieu : « Remplissez la terre et soumettez-la » et les paroles de Marie : « S’ils se convertissent, les pierres et les rochers deviendront des monceaux de blé et les pommes de terre seront ensemencées par les terres ». Or, nous pouvons soumettre la terre de façon admissible seulement si nous nous soumettons nous-mêmes à Dieu. Marie rappelle cette vérité dans la partie exprimée en français de son message : « Si mon peuple ne veut pas se soumettre… ». Elle se présente comme celle qui s’est soumise à Dieu la première et qui est fière de ce choix. Rien ne contribue à la construction de la paix intérieure de façon plus puissante que l’adhésion à la volonté de Dieu ; et la Vierge Marie en est pour nous un exemple constant. C’est pourquoi, en parlant de nous, elle dit « mon peuple » : en effet, elle espère que, comme en elle, il y a en chacun de nous ce désir naturel de Dieu et cette envie de plaire à Dieu par amour et non pas par calcul ou par une méchanceté cachée.

Si quelque chose ne se passe pas selon nos attentes, nous jurons, sans y prêter attention : soit contre les conducteurs, soit contre les piétons ; contre les personnes désobligeantes, contre l’autorité de l‘Etat, contre les services publiques, contre la sécurité sociale, contre la sécheresse, contre la pandémie de coronavirus et les spéculations qui y sont liées, contre les récoltes qui se gâtent, contre les prix des services et des produits, contre les malfaiteurs et contre toutes sortes d’échecs et d’imprévus du quotidien. Marie rappelle que tout cela nécessite une intervention de Dieu. Jésus est prêt à nous aider, mais notre comportement et notre indifférence à la relation éternelle avec Dieu requiert des moyens de réparation toujours plus forts. Marie en appelle à Jésus – ce qu’elle évoque en pleurant – pour qu’Il emploie des solutions plus délicates. Mais elle est consciente que notre comportement nous met devant le choix entre la perte de la vie éternelle et une lourde intervention du bras de Jésus que même Marie, pleine de grâce, ne peut plus maintenir. Il ne veut pas punir. La punition c’est l’appellation que nous donnons à la colère de Dieu. Dans les paroles des prophètes, la colère de Dieu signifie le zèle du Père, du Fils et de l’Esprit Saint à mettre de l’ordre en toute chose, comme Dieu l’avait voulu depuis le commencement du monde.

Acceptons cette invitation de Marie à nous soumettre à Dieu et à lui obéir dans tout ce qui est écrit dans le Décalogue. Souvenons-nous que Dieu est miséricordieux dans le temps de ce monde et veut toujours nous aider. Mais nous oublions qu’une fois ce temps terminé, Il ne sera, hélas, que juste.

Et à La Salette, Marie souffre justement parce que nous l’oublions. 

Karol Porczak MS

Publié dans INFO (FR)
dimanche, 28 mars 2021 15:45

Le chemin de la conversion

Le chemin de la conversion

Mars 2021

Se laisser guider par Dieu

Se convertir ne veut pas dire nécessairement tourner le dos au mal et se diriger vers le bien. Cette conversion-là, c’est celle qui sauve la vie éternelle.

Il peut aussi y avoir une autre conversion, qui consiste à renoncer à la réalisation d’un bien qui dépend de notre volonté (celle-ci, à sa façon, découvre une belle et bonne vocation de vie), pour suivre le chemin vocationnel indiqué par la décision de Dieu.

En tant que religieux, nous devons être conscients de notre vocation naturelle à la vie de famille, au mariage et à la paternité, mais nous avons choisi de vivre les vœux religieux, inspirés par le Message de la « Belle Dame » ou par l’exemple de vie des salettins. C’est de cette manière que nous avons interprété la volonté de Dieu envers chacun de nous et nous nous sommes convertis, pour ainsi dire, à une autre vocation, plus exigeante que la vocation naturelle. Et Marie, a-t-elle vécu l’expérience de la conversion ?

Selon la première signification – jamais, car elle est une personne immaculée.

Selon la seconde signification – oui, et même plusieurs fois.

En effet, elle avait fait un projet de vie virginale dans le mariage avec Joseph. Elle allait devenir épouse et femme au foyer à la maison de Nazareth. C’est ainsi qu’elle a interprété sa vocation. Lors de l’Annonciation, Dieu a changé ce projet et Marie a immédiatement « converti » sa propre volonté en la rendant obéissante à la volonté de Dieu. A travers sa question à l’Archange Gabriel : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? », elle voulait savoir comment, dans la pratique, se passerait la conception, car avec Joseph, ils avaient déjà convenu de ne pas avoir de rapports charnels. La Vierge Marie a tout de suite pointé le concret de la vie. Comme nous le savons, Gabriel lui a expliqué le rôle de l’Esprit Saint dans cet événement. Son fameux Fiat voluntas tua est une décision d’abandonner ses propres projets (très généreux) pour s’impliquer pleinement dans le projet inattendu de Dieu.

De même, à Jérusalem, ayant retrouvé Jésus au bout de trois jours, Marie n’a pas compris les explications de son Fils, mais gardait tous ces événements dans son cœur. Elle ne s’est pas laissée tourmenter par des pensées sur son manque d’attention envers Jésus, mais elle a imprimé ce fait dans sa mémoire : elle a « converti » (tourné) ses pensées vers Dieu et attendait de Lui des explications. Elle a admis qu’elle les recevrait au moment opportun, quand Dieu le voudra. Peut-être cette expérience de trois jours de séparation l’a aidée à tenir pendant les trois jours d’attente de la résurrection de son Fils crucifié.

Et encore un trait de la conversion dans la vie de Marie.

Lorsque les gens ont commencé à juger Jésus, le prenant pour un fou, sa famille voulait défendre sa réputation et a fait venir sa Mère. Quand Jésus a appris que sa Mère et ses frères l’attendaient, Il a demandé : « Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ? ». Et, s’adressant à ceux qui étaient assis autour, Il a dit : « Voici ma mère et mes frères » (cf. Mc 3,20-21.30-35).

Dans cet événement, Jésus n’a pas omis d’évoquer l’accomplissement de la volonté de Dieu. Pourquoi était-ce une occasion de conversion pour Marie ? Elle a compris alors que son rôle de mère, d’éducatrice et d’amie de Jésus a pris fin. Dès lors, elle est devenue disciple de son Fils dans l’accomplissement de la volonté de Dieu. Tout en gardant son autorité de la Mère du Sauveur, elle a suivi, sur son chemin de foi, le modèle de Jésus dans l’humilité et l’obéissance au Père céleste.

Karol Porczak MS

Publié dans MISSION (FR)

Avancez

(3e dimanche de Pâques : Actes 3, 13-19 ; 1 Jean 2, 1-5 ; Luc 24, 35-48)

Le titre d'aujourd'hui cite la première parole adressée aux enfants à la Salette. Elle ajoute : « N'ayez pas peur ». Nous reconnaissons le modèle, en ordre inverse, dans les Écritures.

Dans l'Évangile du dimanche précédent, Thomas est invité à s'approcher assez pour toucher les plaies de Jésus. Aujourd'hui, Luc raconte une histoire semblable. Au moment où deux disciples racontaient comment ils avaient rencontré Jésus sur la route d'Emmaüs, le voilà soudain sur place !

Il les rassura : « Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai ».

Dans les deux récits, les premières paroles de Jésus sont, « La paix soit avec vous ». Il est évidemment possible qu’il s’agisse de la salutation normale, "Shalom", mais le contexte suggère une signification plus riche. L'invitation à toucher est interprétée comme un moyen de restaurer la paix intérieure.

C'est comme si l'Église nous donnait cette semaine une autre chance, une seconde invitation à reconnaître le Christ crucifié, le Christ ressuscité, et nous poussait à désirer plus profondément être ses disciples fidèles.

Le discours de Pierre dans la première lecture d'aujourd'hui signale que ses auditeurs ont manqué d'accepter Jésus comme le Rédempteur et, au contraire, l'ont mis à mort. Mais tout n'est pas perdu. Pierre dit, en effet : « Le salut est possible, même pour vous ». En invitant les gens à se repentir et à se convertir, il les invite à avancer vers celui qui peut leur rendre une vraie paix.

N'est-ce pas ce que nous dit la Vierge ? Le salut est possible, même pour nous. Elle nous rappelle, à sa manière, ce que nous dit la deuxième lecture d’aujourd’hui : « C’est Jésus qui, par son sacrifice, obtient le pardon de nos péchés, non seulement des nôtres, mais encore de ceux du monde entier ».

Ayant calmé la peur de ses disciples, Jésus dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem ». Tous reçoivent l’invitation à s'approcher.

Maximin racontait que, quand Mélanie et lui accoururent vers la Belle Dame, « Personne n'aurait pu passer entre elle et nous ». Elle est venue rapprocher son peuple de son Fils, pour rétablir la paix entre lui et nous. A nous de faire passer ce message.

Traduction : P. Paul Belhumeur, M.S.

Publié dans MISSION (FR)
samedi, 27 mars 2021 09:46

Lettre - Pâques 2021

Saintes Pâques 2021

« Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures.  Il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures » ( 1 Cor 15,3-4 )

« S’ils se convertissent… » ( Marie à La Salette )

Chers confrères,

Comme l'année dernière, cette année encore les vœux de Pâques du Conseil Général et mes vœux personnels vous parviennent dans vos communautés et dans vos lieux de travail pastoral, alors que la pandémie du coronavirus ne semble pas vouloir se calmer. Au contraire, elle continue à sévir avec plus ou moins d'intensité partout dans le monde, semant la peur et l'incertitude quant à l'avenir, et mettant à rude épreuve les systèmes sanitaires, sociaux et économiques de nos différents pays.

Nous nous sentons tous impliqués à divers titres dans ce phénomène qui modifie notre façon de concevoir et de voir le monde, la société, les relations interpersonnelles et notre propre vie. Nous vivons en fait une véritable révolution "copernicienne" affectant les valeurs autour desquelles nous sommes appelés à construire notre avenir proche et celui du monde, dans l'espoir qu'il soit meilleur que le présent. De la centralité du faire et de l'efficacité, nous passons à juste titre à la centralité de la personne avec ses droits à respecter et ses devoirs à mettre en œuvre.

La vie religieuse, par conséquent, n'est pas entièrement exempte de ce changement d'époque en cours.  Loin du rythme de vie frénétique qui caractérisait notre condition de religieux et de prêtres, soudainement limités dans nos déplacements et nos ministères, nous avons découvert, tout au long de cette année, l'importance des relations interpersonnelles, faites avant tout de petits gestes d'accueil et d'écoute des autres, d'attention et de service mutuel, de gratuité généreuse et de temps partagé. D’autre part nous avons expérimenté, en même temps que la fatigue de vivre la foi en communauté... la beauté du goût redécouvert pour la vie de prière personnelle et communautaire, accompagné de l'effort de "mettre à jour" la manière d'être présent au peuple de Dieu confié à notre soin pastoral.

J'espère que cette expérience, non voulue mais imposée de force et sans préavis par les circonstances adverses que nous connaissons, se transforme en "Kairós", en un temps favorable et de grâce pour nous tous et nous aidera à nous reprendre et à nous remettre en chemin avec responsabilité, détermination, enthousiasme et sans peur, en renouvelant profondément notre façon de vivre notre fidélité à suivre le Seigneur à la lumière du message de la Vierge en pleurs de La Salette.

Ce serait une occasion manquée si, une fois cette "tempête pandémique" passée, les choses reviennent à ce qu'elles étaient auparavant dans notre vie religieuse personnelle et communautaire ainsi que dans la pastorale, sans laisser aucune trace de son passage et des stimulations qu'elle a suscitées et favorisées. Le pape François a affirmé que de cette pandémie on sort soit meilleur soit pire... et dans tous les cas, jamais comme avant. Il n’existe pas d’autre voie. Si cela est vrai pour tout le monde, cela doit être encore plus vrai pour nous, religieux salettins.

Avec toute l'Église nous serons également appelés à renouveler notre langage "religieux", qui semble souvent usé et dépassé, fait de mots abstraits et vides et donc incapable de communiquer au monde d'aujourd'hui, avec fraîcheur et mordant, la richesse de l'Évangile et le témoignage joyeux de notre vie religieuse. C'est un défi auquel nous sommes tous confrontés personnellement et auquel aucun d'entre nous ne peut facilement échapper.

Nous devrions sortir renouvelés et encouragés à tous les niveaux de cette expérience inhabituelle et, à bien des égards, douloureuse. C'est le souhait que je formule pour chacun d'entre nous.

Il ne peut y avoir de Résurrection pascale sans ce passage étroit que sont la souffrance, le cri d'abandon et le mort vécue le Vendredi Saint. C'est seulement ainsi que Pâques devient la célébration par excellence de l'espérance qui ne trompe pas et de l'explosion de la vie nouvelle offerte à tous et inaugurée par le Christ ressuscité.

Tous nous savons que le message de La Salette est essentiellement un message pascal fait de forts appels à la conversion, à l'engagement personnel, à revoir et à renouveler notre relation personnelle avec Dieu et avec l'Église, mais aussi de promesses d'une plénitude de vie illuminée et purifiée par cette lumière éblouissante qui émane du Christ, crucifié et glorieux à la fois, suspendu à la poitrine de la Belle Dame. C'est pourquoi nous aussi, avec saint Paul, nous pouvons affirmer avec force et à voix haute : "Le Christ ressuscité est notre espérance" (1 Co 15).

Cette année le mystère pascal de mort et de résurrection, de souffrance et de renaissance accompagne également les deux missions salettines en terre d’Afrique ainsi que la région du Myanmar.

Au Mozambique la situation ne semble pas s'être améliorée par rapport à ce qui a été rapporté dans la lettre de Noël. En fait elle continue à être critique et semble avoir échappé au contrôle des forces de police locales et nationales. Dernièrement certaines agences de presse ont fait état de crimes horribles commis contre des enfants dans la région de Cabo Delgado, qui est aux mains de groupes djihadistes sans scrupules. Pour le moment le Père Edegard travaille dans la ville de Pemba comme assistant et accompagnateur des nombreux réfugiés originaires non seulement de la paroisse de Nangololo. En étroite collaboration avec les Provinces du Brésil et de l'Angola, le CG envisage de restructurer la communauté dès que possible et de réorganiser sa présence pastorale dans le diocèse. Celui-ci, après le récent transfert de Mgr Luiz vers un autre siège (Brésil), est dirigée par un administrateur apostolique en la personne de Mgr Juliasse, évêque auxiliaire de Maputo. En attendant le nouvel évêque, avec lequel nous pourrons discuter sur l'avenir de la présence salettine dans la région, nous gardons constamment dans nos prières cette communauté et son développement futur, ainsi que le peuple persécuté qu'elle sert.

En Tanzanie, en vue d'ouvrir un premier centre de promotion des vocations et de formation pour les jeunes qui souhaitent faire partie de notre famille religieuse, nous cherchons à acquérir une maison et un terrain attenant. Le désir du CG, partagé par la communauté de Rutete, est de commencer le processus de formation au cours de l'actuelle Année mariale ou, au plus tard, au début de 2022. Avec grande confiance je place ce projet sous la protection de la Belle Dame de La Salette, notre Mère et Patronne. En même temps je le confie à l'attention et aux prières de toute la Congrégation.

Au nom de la Congrégation, je désire ardemment exprimer des sentiments de proximité spirituelle et de solidarité avec nos confrères de la jeune Région du Myanmar. Ils sont en train de vivre un moment de grand désarroi et de préoccupation pour le sort du processus démocratique du pays, brusquement interrompu par le récent coup d'État militaire (1er février).Nous espérons que la situation de guerre instaurée par les militaires, qui a conduit à un soulèvement populaire compréhensible et aussi, malheureusement, à la mort de tant d'innocents, prenne fin le plus rapidement possible et que la justice et le respect des règles de la démocratie, dûment rétablies, l'emporteront sur la haine et les divisions actuellement présentes dans le pays. Dans ce contexte d'incertitude et de peur pour le proche avenir les quatre nouvelles ordinations sacerdotales, qui ont eu lieu le 19 mars en la fête de saint Joseph, sont un grand signe de confiante espérance pour le pays, la Région et la Congrégation. Nous remercions le Seigneur pour le don de leur vocation. Éclairés et guidés par notre charisme, ils s'emploieront certainement à favoriser, par leurs paroles et surtout par le témoignage de leur vie, les voies de la réconciliation dans le pays, assoiffé de paix et de justice.

Que cette Sainte Pâque, avec sa bouleversante charge de lumière et de vie nouvelle, nous mène toujours davantage à intégrer notre existence en tant qu’humain et de religieux dans celle du Christ ressuscité et à nous laisser communiquer la vie en plénitude par son Esprit !

Puisse la Résurrection du Christ nous inciter à donner raison toujours et sans peur à cette foi et à cette espérance qui doivent animer notre vie de chrétiens et de religieux en tout lieu et en toute situation !

À nos confrères âgés ou souffrants, à ceux qui sont plongés dans les travaux de la pastorale, aux jeunes religieux, aux novices et aux jeunes en formation, ainsi qu'aux Sœurs de La Salette et aux nombreux Laïcs salettins qui, animés par le charisme de la réconciliation, travaillent avec nous dans le domaine de l'évangélisation et de la charité, j’adresse, également au nom du Conseil général, mes meilleurs vœux chrétiens pour de         

Joyeuses et Saintes Pâques de Résurrection !

Fraternellement vôtre,

P. Silvano Marisa MS

Supérieur Général

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samedi, 27 mars 2021 08:33

Méditation - Mars 2021

Le chemin de la conversion

Mars 2021

Se laisser guider par Dieu

Se convertir ne veut pas dire nécessairement tourner le dos au mal et se diriger vers le bien. Cette conversion-là, c’est celle qui sauve la vie éternelle.

Il peut aussi y avoir une autre conversion, qui consiste à renoncer à la réalisation d’un bien qui dépend de notre volonté (celle-ci, à sa façon, découvre une belle et bonne vocation de vie), pour suivre le chemin vocationnel indiqué par la décision de Dieu.

En tant que religieux, nous devons être conscients de notre vocation naturelle à la vie de famille, au mariage et à la paternité, mais nous avons choisi de vivre les vœux religieux, inspirés par le Message de la « Belle Dame » ou par l’exemple de vie des salettins. C’est de cette manière que nous avons interprété la volonté de Dieu envers chacun de nous et nous nous sommes convertis, pour ainsi dire, à une autre vocation, plus exigeante que la vocation naturelle. Et Marie, a-t-elle vécu l’expérience de la conversion ?

Selon la première signification – jamais, car elle est une personne immaculée.

Selon la seconde signification – oui, et même plusieurs fois.

En effet, elle avait fait un projet de vie virginale dans le mariage avec Joseph. Elle allait devenir épouse et femme au foyer à la maison de Nazareth. C’est ainsi qu’elle a interprété sa vocation. Lors de l’Annonciation, Dieu a changé ce projet et Marie a immédiatement « converti » sa propre volonté en la rendant obéissante à la volonté de Dieu. A travers sa question à l’Archange Gabriel : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? », elle voulait savoir comment, dans la pratique, se passerait la conception, car avec Joseph, ils avaient déjà convenu de ne pas avoir de rapports charnels. La Vierge Marie a tout de suite pointé le concret de la vie. Comme nous le savons, Gabriel lui a expliqué le rôle de l’Esprit Saint dans cet événement. Son fameux Fiat voluntas tua est une décision d’abandonner ses propres projets (très généreux) pour s’impliquer pleinement dans le projet inattendu de Dieu.

De même, à Jérusalem, ayant retrouvé Jésus au bout de trois jours, Marie n’a pas compris les explications de son Fils, mais gardait tous ces événements dans son cœur. Elle ne s’est pas laissée tourmenter par des pensées sur son manque d’attention envers Jésus, mais elle a imprimé ce fait dans sa mémoire : elle a « converti » (tourné) ses pensées vers Dieu et attendait de Lui des explications. Elle a admis qu’elle les recevrait au moment opportun, quand Dieu le voudra. Peut-être cette expérience de trois jours de séparation l’a aidée à tenir pendant les trois jours d’attente de la résurrection de son Fils crucifié.

Et encore un trait de la conversion dans la vie de Marie.

Lorsque les gens ont commencé à juger Jésus, le prenant pour un fou, sa famille voulait défendre sa réputation et a fait venir sa Mère. Quand Jésus a appris que sa Mère et ses frères l’attendaient, Il a demandé : « Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ? ». Et, s’adressant à ceux qui étaient assis autour, Il a dit : « Voici ma mère et mes frères » (cf. Mc 3,20-21.30-35).

Dans cet événement, Jésus n’a pas omis d’évoquer l’accomplissement de la volonté de Dieu. Pourquoi était-ce une occasion de conversion pour Marie ? Elle a compris alors que son rôle de mère, d’éducatrice et d’amie de Jésus a pris fin. Dès lors, elle est devenue disciple de son Fils dans l’accomplissement de la volonté de Dieu. Tout en gardant son autorité de la Mère du Sauveur, elle a suivi, sur son chemin de foi, le modèle de Jésus dans l’humilité et l’obéissance au Père céleste.

Karol Porczak MS

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Pas possible ?

(2e dimanche de Pâques : Actes 4, 32-35 ; 1 Jean 5, 1-6 ; Jean 20, 19-31)

Pour l'apôtre Thomas, chose certaine : Jésus était mort et enseveli. Donc, il serait tout à fait impossible que d’autres aient pu le voir vivant. Les portes de son esprit étaient serrées plus solidement que celles du l’endroit où les disciples étaient réunis, le soir venu, en ce premier jour de la semaine.

Autre chose impossible, présentée comme un fait dans la première lecture. « La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun. » Et dans le psaume : « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ».

Autant d’éléments qui dépassent la compréhension humaine, donc le psalmiste ajoute : « C’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ». La deuxième lecture le proclame d'une autre manière : « Or la victoire remportée sur le monde, c’est notre foi ».

Quiconque voyait l'état de la chrétienté dans la France du XIXe siècle aurait pensé qu'il était impossible que l'Église survive, vu l'hostilité qui l'entourait et la tiédeur de beaucoup de ses adhérents. Mais, comme les Apôtres qui « avec une grande puissance, rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus », la Mère du Seigneur, avec une grande tendresse, appela son peuple à la réconciliation et à la conversion du cœur, au moyen d’un retour fidèle à la prière et à l'Eucharistie.

Le récit évangélique d'aujourd'hui concernant Thomas nous rappelle de ne pas prendre notre foi pour acquise, mais que nous devons la chérir comme l’un des plus précieux et plus beaux dons. En effet, Jésus peut passer à travers les portes verrouillées de l'indifférence, de la complaisance, de l'orgueil, du découragement, etc. Mais insistons-nous à nous poser dans une telle position ?

Jésus a miséricordieusement pris l'initiative de restaurer Thomas à sa juste place parmi les Apôtres. Ensuite il prononça une béatitude : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». Ça, c'était pour nous.

Le but se trouve très bien exprimé dans la prière d'ouverture d'aujourd'hui : « pour que nous comprenions toujours mieux quel baptême nous a purifiés, quel Esprit nous a fait renaître, et quel sang nous a rachetés ».

Traduction : P. Paul Belhumeur, M.S.

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vendredi, 19 mars 2021 20:10

France - Chapitre

France - Chapitre Provincial

PROVINCE NOTRE DAME DE LA SALETTE - FRANCE

Chapitre Provincial: 14 - 20 Mars 2021, Notre Dame de l'Hermitage, Noirétable, France

Nouveau Conseil Provincial:

P. Pierre Jeannot Rakotonindrainy, Supérieur Provincial (au centre)

P. Frantz Monnet, Vicaire Provincial (à droite)

P. Paulino Nguli, Conseiller Provincial gauche)

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Jamais plus de simples curieux

(Pâques : Actes 10, 34-43 ; Colossiens 3, 1-4 ou 1 Corinthiens 5, 6-8 ; Jean 20, 1-9)

L’on peut imaginer la Semaine sainte comme un voyage ou, mieux encore, comme un pèlerinage vers le tombeau vide. La commémoration de la dernière Cène, le jeudi saint, et de la Passion du Seigneur, le vendredi saint, et surtout la Veillée pascale, ont en vue de renouveler, de renforcer et d’intensifier notre foi.

Aujourd'hui, nous pouvons nous écrier avec le psalmiste : « Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! » et « Non, je ne mourrai pas, je vivrai pour annoncer les actions du Seigneur ».

Ici, comme dans la première lecture, nous voyons la notion de témoignage. Dans notre contexte salettin, nous mentionnons Mélanie et Maximin comme témoins de l'Apparition, et en effet ils le furent. Mais n'avez-vous jamais considéré que la Belle Dame elle-même est venue comme témoin ?

« Je suis ici pour vous conter une grande nouvelle », a-t-elle dit ; mais sa nouvelle n’était pas seulement de l’information. Sachant ce qu'elle savait, et voyant ce qui se passait parmi son peuple, elle se sentait chargée de plaider constamment pour nous, tout en s’adressant à nous. Elle rendait témoignage à son Fils crucifié, portant son image sur sa poitrine. Mais la lumière brillante de son crucifix reflétait aussi bien la gloire de la résurrection.

L'Église nous donne à choisir pour la deuxième lecture. Le texte de 1 Corinthiens souligne un mot qui reviendra souvent dans les semaines prochaines : « pascal ». Cela porterait à penser à un rapport avec Pâques. Mais le sens original se réfère à la Pâque.

Ce n'est pas une simple coïncidence que la passion du Christ et sa mort coïncident avec la fête de la Pâque. Il devint notre agneau pascal, de sorte que son sang puisse marquer la porte de nos cœurs et de nos âmes, et que la mort puisse nous dépasser sans nous nuire, et que nous puissions recevoir le don de la vie éternelle du Christ.

Si le Carême a pu occasionner en nous une conversion, imaginez ce que pourrait accomplir la fête de Pâques ? Est-ce que le Saint Esprit agit en nous lorsque nous entrons dans le tombeau vide ? Que dirons-nous à notre retour de là dans notre monde quotidien ? (Imaginez ces gentils, dans la première lecture, qui entendait la prédication de Pierre).

En tant que chrétiens, avons-nous été peut-être de simples curieux ? C’est peut-être le temps pour nous de progresser, de trouver le moyen de partager notre joie de Pâques !

Traduction : P. Paul Belhumeur, M.S.

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