Lettre - Pâques 2024
Sainte Pâques 2024 « Notre Rédempteur est ressuscité des morts : Chantons des hymnes au Seigneur notre Dieu, Alléluia » (Extrait de la liturgie) Chers frères, Avec l’arrivée de la Sainte... Czytaj więcej
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LETTRE PASTORALE ET MANDEMENT
DE MONSEIGNEUR L'ÉVÊQUE DE GRENOBLE, QUI ANNONCE
LA POSE DE LA PREMIÈRE PIERRE DU SANCTUAIRE DE NOTRE-DAME DE LA SALETTE.
PHILIBERT DE BRUILLARD,


par la miséricorde divine et la

grâce du Saint-Siège apostolique, Évêque de Grenoble,

Au clergé el aux fidèles de notre Diocèse,

salut et benediction en Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Nos Très-Chers Frères,

Depuis l'origine du christianisme, il est arrivé bien rarement qu'un Evêque ait eu à proclamer la vérité d'une apparition de l'Auguste Mère de Dieu. Ce bonheur, le ciel nous le réservait sans que nous l'ayons mérité personnellement, comme une preuve sensible de sa miséricordieuse bonté envers nos bien-aimés diocésains. C'est une mission infiniment honorable qu'il nous a été donné de remplir; c'est un devoir sacré dont nous avions à nous acquitter; c'est un droit qui nous est conféré par les saints Canons et dont nous avons dû faire usage, sous peine d'une résistance [p. 2] coupable à la voix du ciel et d'une opposition blâmable aux vœux que l'on nous exprimait de toutes parts.

Aussi, notre Mandement du 19 septembre a-t-il été accueilli avec une satisfaction universelle. L'opinion générale avait précédé notre décision, et notre jugement doctrinal n'a fait que lui donner la sanction qui lui manquait pour devenir une certitude pleine et entière.

Nous avons reçu des adhésions, des félicitations, divers dons et des promesses de secours pour le sanctuaire de la Salette, de la part de plusieurs Princes de l'Église et d'un grand nombre de nos vénérables collègues. Plusieurs même d'entre eux ont fait publier dans leurs diocèses notre Mandement, surtout le dispositif où nous faisons appel au concours généreux des prétres et des fidèles tant de la France que de l'étranger. Nous ne parlons pas ici des adhésions de Clergé du second ordre, des fidèles pieux et instruits: elles sont sans nombre. Il y en a de beaucoup de diocèses et de tous les pays, de l'orient et du couchant, du nord et du midi.

Notre Mandement a aussi été reproduit par la presse religieuse de la capitale et des départements. Huit jours après sa publication dans notre diocèse, le vénérable Évêque de Gand le faisait traduire en flamand et le répandait dans toute la Belgique. Bientôt après, il paraissait, traduit en anglais, dans une feuille catholique de Londres. Une feuille religieuse de Soleure (Suisse), et deux autres d'Augsbourg le publiaient en allemand. Traduit en italien, il a paru d'abord à Milan, à Gênes, et enfin le 1er de ce mois, l'Osservatore Romano recevait la permission de lui donner place dans ses colonnes1.

Il devait en être ainsi, nos Très-Chers Frères. Ce n'est pas en vain que la Mère de miséricorde a daigné visiter les enfants des hommes. Ce n'est pas en vain qu'à la vue des désordres qui excitent la colère de son fils, elle est venue en quelque sorte se réfugier dans nos montagnes, verser des larmes, nous avertir des châtiments qui nous étaient réservés si on ne se convertissait pas, nous rappeler la crainte de Dieu, le respect pour son saint nom, la sanctification du dimanche, l'observation de tous les commandements de Dieu et de son Église2. Des paroles descendues de si haut devaient avoir un immense retentissement et être entendues de toutes les nations, comme le lieu où elle s'est montrée devait, ce semble, être assez haut pour être vu de tous les peuples. Reportez-vous à l'origine de ce grand événement: voyez sa naissance presque inconnue, sa diffusion prompte, rapide à travers la France et l'Europe, son vol dans les quatre parties du [p. 3] monde, enfin son arrivée providentielle dans la capitale du monde chrétien. A Dieu seul honneur et gloire! Nous n'avons été qu'un faible instrument de sa volonté adorable. C'est à l'Auguste Vierge de la Salette qu'est dû ce succès inouï, prodigieux; elle seule avait tout disposé pour amener ce résultat inespéré; elle seule avait triomphé de tous les obstacles, résolu toutes les objections, anéanti toutes les difficultés; elle seule avait préparé le succès; elle seule saura couronner son œuvre. Pour notre part, nous n'avons qu'à la remercier mille fois du choix tout gratuit qu'elle a fait de nous pour être le héraut de sa gloire et de la miséricordieuse protection dont elle veut bien toujours couvrir notre bien-aimé Diocèse, notre chère patrie et le monde entier.

1. Cependant, nos Très-Chers Frères, nous n'avons encore rempli qu'une partie de la grande mission que le ciel nous a donnée; une autre, non moins belle, non moins importante à la gloire de Dieu, à l'honneur de la Vierge sans tache, au bonheur de notre diocèse et au bien de la France entière, nous reste à accomplir; et pour l'accomplir, nous n'épargnerons ni soins, ni peines, ni sacrifices: trop heureux de consacrer les restes de notre longue carrière à la fondation d'un nouveau pèlerinage en l'honneur de Celle qui est si justement proclamée le secours des Chrétiens, le refuge des pécheurs, la consolatrice des affigés, le salut des infirmes3 ; pèlerinage qui sera pour le peuple chrétien, dans la suite des temps, la forteresse de Sion, une ville de refuge", un asile contre les coups de la justice du ciel, si souvent provoquée par les crimes de la terre.

Rappelez-vous ici l'époque à laquelle Marie apparut sur la montagne de la Salette. Cette apparition, le 19 septembre 1846, n'a-t-elle pas été comme la préface des plus grands événements? Voyez les agitations populaires, les trônes renversés, l'Europe bouleversée, la société sur le penchant de sa ruine5. Qui nous a préservés, qui nous préservera encore de plus grands malheurs, si ce n'est Celle qui est venue d'en haut sur nos montagnes, pour y planter en quelque sorte un signe de ralliement et de salut, un phare lumineux, un serpent d'airain6 vers lequel les âmes pieuses ont levé les yeux pour détourner le courroux céleste et nous guérir de blessures incurables!

Le pèlerinage de Notre-Dame de la Salette existe donc déjà, et depuis l'apparition de la bienheureuse Vierge Marie, il est en plein exercice. Il n'y a eu jusqu'ici, il est vrai, qu'une pauvre chapelle en planches, sans prêtres spécialement chargés de la desservir? Mais tout le monde a senti le besoin de se [p. 4] faire un temple en ce lieu privilégié; chacun s'est fait son temple sur cette montagne solitaire. La piété, les soupirs, les larmes en ont été les ornements. Avec quelle confiance, quelle foi, des milliers de pèlerins ne sont-ils pas venus annuellement courber leurs fronts sur cette terre bénie, baiser respectueusement les traces de Marie! Quels sacrifices de voyage n'ont-ils pas faits pour venir chanter avec le Roi Prophète :fundamenta ejus in montibus sanctis (1) 8, « elle a établi sa demeure sur une montagne qu'elle a sanctifée. » « Nous la vénérerons dans un lieu où elle a reposé ses pieds sacrés» : adorabimus in loco ubi steterunt pedes ejus (2) 9! Combien de fois aussi n'avons-nous pas vu de pieux pèlerins déposer d'avance, et pour un sanctuaire qui n'existait encore que dans leurs vœux, des ornements de prix et même des souvenirs d'affection? Ne nous ont-ils pas rappelé cette spontanéité de dons offerts par les enfants d'Israël pour le tabernacle de Moïse et pour le temple de Salomon? Si le fait de la Salette avait encore besoin de confirmation, il la trouverait dans ce concours, dans cette piété, dans cette joie céleste, dans un si grand nombre de sacrifices. Et quelles merveilles de tout genre n'ont pas été la récompense de tant de foi, de tant de dévotion !

Vous l'avez compris, nos Très-Chers Frères: il s'agit maintenant de la construction d'un sanctuaire en l'honneur de notre Auguste Mère, sur la montagne privilégiée qu'elle a daigné honorer de sa présence, sur laquelle a retenti sa céleste voix.

Ce sanctuaire doit être digne de la Reine du ciel et un témoignage de notre reconnaissance envers Elle; digne de notre diocèse privilégié, du pieux concours qui nous édifie, et des généreuses offrandes qui nous parviennent; car, disons-le, ce n'est pas pour une localité plus ou moins restreinte, c'est pour l'univers que nous bâtissons. En quel lieu, en effet, n'a pas retenti le nom de Notre-Dame de la Salette? En quel lieu ne l'a-t-on pas invoqué? Et quel pays, proclamons-le hautement, n'a pas été signalé par quelque faveur temporelle ou spirituelle due à son intercession?

Au milieu du concours général que tout nous fait espérer pour cette noble entreprise, notre diocèse, nous en sommes sûr, ne restera pas en arrière; il se maintiendra, au contraire, à la tête du grand mouvement qui se manifeste de toute part. Notre diocèse, qui a tant de fois répondu si généreusement à notre appel, même en faveur d'œuvres étrangères, entendra notre [p. 5] voix; il répondra à l'appel que nous lui adressons en faveur d'une œuvre qu'il a connue le premier, qu'il aime, dont il a ressenti les heureux effets, d'une œuvre qui est véritablement la sienne, par la volonté du Très-Haut et par le choix tout gratuit de Celle qu'il a depuis des siècles pour première patronne, pour avocate et pour Mère10.

La facilité que nos chers diocésains ont de puiser à cette source de grâces et la proximité des lieux leur assurent sur les pèlerins étrangers des avantages économiques dont les constructions projetées doivent profiter.

Nous voici arrivés au beau Mois de Mai, à ce mois consacré d'une manière toute spéciale au culte de Marie, à ce mois où tant d'hommages lui sont adressés de toutes les parties de la terre, à ce mois de conversions parmi les pécheurs, de grâces pour les justes, de bonnes œuvres multipliées en l'honneur de Celle que l'on n'invoqua jamais en vain11. Eh bien! nos Chers Frères, c'est ce mois que nous avons voulu choisir pour la bénédiction et la pose de la première pierre du Sanctuaire de Notre-Dame de la Salette. Nous avons voulu que cette cérémonie se fit avec un appareil digne de son objet; nous avons invité un de nos plus chers collègues à faire ce qu'il nous eût été si doux de faire nous-même en personne, si, plus encore que l'âge, des souffrances habituelles nous l'eussent permis. En cela, nous avons dû nous résigner à la volonté de Dieu et faire le sacrifice de nos affections! 12.

Nous vous invitons également, nos chers et bien-aimés Frères, à vous rendre vous-mêmes sur la Sainte Montagne, et à augmenter, par votre pieux concours, la magnificence de ce jour qui doit réjouir le ciel et faire tressaillir la terre d'allégresse.

C'est aussi durant ce mois de Marie que dans toutes les églises et chapelles de notre Diocèse seront recueillies les offrandes de la piété pour la construction du nouvel édifice.

II. Mais, nos Très-Chers Frères, quelque importante que soit l'érection d'un Sanctuaire, il est quelque chose de plus important encore: ce sont des Ministres de la Religion destinés à le desservir, à recueillir les pieux pèlerins, à leur faire entendre la parole de Dieu, à exercer envers eux le ministère de la réconciliation, à leur administrer l'auguste sacrement de nos autels, et à être pour tous, les dispensateurs fidèles des mystères de Dieu (1) 13 et des trésors spirituels de l'Eglise. [p. 6]

Ces prêtres seront appelés les Missionnaires de Notre-Dame de la Salette; leur création et leur existence seront, ainsi que le Sanctuaire lui-même, un monument éternel, un souvenir perpétuel de l'apparition miséricordieuse de Marie.

Ces prêtres, choisis entre beaucoup d'autres, pour être les modèles et les auxiliaires du clergé des villes et des campagnes, auront une résidence habituelle dans la ville épiscopale. Ils séjourneront sur la montagne pendant la saison du pèlerinage; et pendant l'hiver, ils évangéliseront les différentes paroisses du diocèse.

C'est donc un corps de missionnaires diocésains que nous instituons dès à présent, que nous voulons vivifier et agrandir de tout notre pouvoir, au prix de tous les sacrifices et avec le concours de nos pieux diocésains et surtout de notre bien-aimé Clergé.

Ces missionnaires suppléeront à ce que ne peuvent faire les corps religieux que nous avons appelés, accueillis, dont nous avons reçu tant d'éminents services, dont nous proclamons hautement le dévouement au diocèse, les vertus religieuses, le savoir, le zèle et les succès. Daignent la Vierge Immaculée, le grand S. Dominique, l'illustre S. Ignace, faire descendre sur leurs enfants chéris une pluie abondante de grâces! Cependant ne pouvons nous pas dire avec le divin maître: La moisson est abondante et les ouvriers en petit nombre! messis quidem multa, operarii aulem pauci (1)14 ? Puissent-ils être bientôt assez nombreux pour que les paroisses de notre diocèse jouissent tour à tour des bienfaits inestimables d'une mission après un certain nombre d'années! Déjà, d'autres diocèses possèdent ce précieux avantage.

Ce corps de missionnaires est comme le sceau que nous voulons mettre aux autres œuvres que, par la grâce de Dieu, il nous a été donné de créer. C'est, pour ainsi dire, la dernière page de notre testament; c'est le dernier legs que nous voulons faire à nos bien-aimés diocésains. C'est un souvenir vivant que nous voulons laisser à toutes et à chacune de nos paroisses; nous voulons revivre au milieu de vous, nos Chers Frères, par ces hommes respectables, qui en vous parlant de Dieu, vous feront souvenir de prier pour nous.

Aussi, nos Chers Coopérateurs, avez-vous salué avec des acclamations de joie notre pensée dès qu'elle vous a été connue: preuve éclatante de la [p.7] communauté de vues et de sentiments qui existe entre vous et celui que Dieu a placé à votre tête.

Cette société de prêtres, destinés à devenir vos puissants auxiliaires, et qui, pour le devenir, font le sacrifice de leur personne, de leur position avantageuse, et embrassent la vie pauvre, dure, laborieuse de l'homme apostolique, réclame votre généreux concours, ainsi que celui de vos honorables paroissiens. Il leur faut nécessairement à Grenoble une maison qui leur serve de noviciat pour former les jeunes prêtres, où dans le recueillement et l'étude, ils se préparent à de nouveaux travaux et dans laquelle ils puissent honorablement abriter leur vieillesse. Il leur faut un modeste mobilier, du linge, une bibliothèque, etc. Tout cela leur viendra de votre générosité qui nous est si bien connue! Tant d'autres œuvres dans notre diocèse ont commencé sans autres ressources que celles qui leur étaient réservées par la Providence, et sont aujourd'hui en voie de prospérité!

Une des plus belles œuvres que vous puissiez créer, nos chers collaborateurs, et la chose est possible dans plusieurs paroisses, c'est une fondation qui assure une mission à votre troupeau, tout les huit ou dix ans. Il en existe déjà de ce genre, et on peut réussir à en augmenter le nombre. Jamais on ne dira assez de quel prix est aux yeux de Dieu une telle œuvre, de quel mérite elle est pour le fondateurl5.

La Sainte Vierge a apparu à la Salette pour l'univers entier, qui en peut douter? Mais elle a apparu aussi spécialement pour le diocèse de Grenoble, qui va en retirer deux avantages inappréciables: un nouveau sanctuaire à Marie, un corps de Missionnaires Diocésains. Ces deux œuvres ne sont devenues possibles que par l'apparition, et pour toujours elles perpétueront le souvenir de l'apparitionI6

A ces causes, le saint nom de Dieu invoqué, nous avons arrêté les dispositions suivantes:

ART. 1er La bénédiction solennelle et la pose de la première pierre, par Mgr. l'Évêque de Valence, assisté d'une députation de notre Chapitre et d'un nombreux clergé, aura lieu le mardi 25 mai.

ART. 2. Il y aura sermon, Vêpres et bénédiction du Saint Sacrement, à l'heure la plus convenable, c'est-à-dire, vers midi.

ART. 3. Une quête sera faite parmi les pèlerins, ce jour-là, par quelques prêtres choisis à cet effet.

ART. 4. Le dimanche qui suivra la lecture de notre Mandement, une [p. 8] quête en faveur du Sanctuaire et des Missionnaires sera faite dans les églises et chapelles du diocèse. Cette quête pourra avoir lieu même à domicile, là où les pasteurs le jugeront convenable. Cependant les dons qui nous arrivent des diocèses étrangers au nôtre, restent toujours et exclusivement affectés à la fondation du pèlerinage.

ART. 5. Les dons en vases sacrés, ornements et linge d'église, etc., seront, ainsi que ceux en argent qui seraient faits de la main à la main, consignés dans un registre, et les noms des bienfaiteurs seront ensuite reportés sur le registre général, qui est déjà déposé dans les archives de l'Évêché et dont un double sera placé dans les archives du Sanctuaire de la Salette. Des prières à perpétuité seront faites pour les bienfaiteurs tant du Sanctuaire que des prêtres destinés à le desservir.

Nous saisissons avec bonheur cette occasion d'offrir nos actions de grâces les plus solennelles à nos vénérables collègues, ainsi qu'aux prêtres zélés et aux pieux fidèles de tout pays, qui nous ont envoyé ou ont promis de nous envoyer de généreuses offrandes. Ces dons inspirés par la foi joints à des prières ferventes sont, nous n'en doutons pas, ce qu'il y a de plus propre à honorer l'auguste Reine du ciel et à désarmer le bras de son Fils, justement irrité par la multitude et l'énormité de nos péchés. Chaque jour nous élevons nos mains suppliantes vers le ciel pour en faire descendre les bénédictions les plus abondantes sur tous et chacun des bienfaiteurs, présents et à venir, connus et inconnus.

Et sera notre présent Mandement lu et publié dans toutes les églises et chapelles de notre diocèse, à la messe paroissiale ou de communauté, le dimanche qui en suivra immédiatement la réception.

Donné à Grenoble, sous notre seing, le sceau de nos armes, et le contre-seing de notre secrétaire, le 1er mai 1852.

†PHILIBERT, Évêque de Grenoble.

Part Mandement

Auvergne, Chan.honor.,Secretaire





(1) Le « le< de ce mois»: le le< avril.

(2) Noter que c'est sans le moindre complexe que l'évêque parle de la «colère [du] fils» et de Marie venant « en quelque sorte se réfugier» à la vue des désordres qui excitent cette colère. Sur les problèmes que soulèvent ce langage dans l'esprit du lecteur du vingtième siècle, voir LSDA II, appendice.

(3) Ces titres figurent dans les litanies de Lorette. (4) Cf. 2 Sa S, 7; Nb 35, etc.

(5) L'évêque pense aux révolutions qui en 1848 eurent lieu dans plusieurs pays d'Europe.

(6) Cf. Jn 3, 14.

(7) Louis Perrin avait assuré le service en tant que curé de la paroisse de la Salette; des deux prêtres qui l'aidèrent, son frère Jacques-Michel et Joseph Faure, aucun n'avait reçu de mandat spécial de la part de l'autorité épiscopale.

(8) « (1) Ps. 86, 1.» (Note au bas de la p. 4.)

(9) «(2) Ps. 131, 7.» (Note au bas de la p. 4.)

(10) Le diocèse de Grenoble a pour patronne principale la Vierge Marie.

(11) L'usage de sanctifier le mois de mai par des pratiques en l'honneur de Marie s'est répandu à partir de l'âge baroque et surtout au cours du dix-neuvième siècle.

(12) D'après le Dr Joffre, son médecin personnel, Mgr de Bruillard était affecté depuis des années d'une névralgie faciale très douloureuse (cf. Bibi. J-1). Il invita donc Mgr Chatrousse, évêque de Valence et ancien vicaire général de Grenoble. Cependant Mgr de Bruillard finit par monter lui aussi à la Salette le jour de la cérémonie.

(13) « (1) Cor. 4, 1.» (Note au bas de la p. 5.)

(14) « Matt. 9, 37.» (Note ail bas de la p.6.)

(15) Les missions paroissiales avaient été un des principaux moyens de réévangélisation après la tourmente révolutionnaire et les guerres de l'Empire.

(16) Cartellier visait sans doute ce passage de la Lettre pastorale, lorsqu'il insinuait dans son Mémoire au pape que l'évêque présentait l'église du pèlerinage comme une preuve à proprement parler de l'apparition (cf. supra, p. 92).

 
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