P. René Butler MS - Paques - La grande promesse

La grande promesse

(Paques : Les lectures de la Veillée pascale et du dimanche sont trop nombreuses pour être énumérées ici.)

Dans la quatrième lecture de la Veillée pascale, Dieu dit à travers Isaïe : « Un court instant, je t’avais abandonnée, mais dans ma grande tendresse, je te ramènerai. Quand ma colère a débordé, un instant, je t’avais caché ma face. Mais dans mon éternelle fidélité, je te montre ma tendresse ».

Voilà tout le message de la Salette. Nous faut-il des commentaires supplémentaires ?

Le mot « colère » peut nous porter à penser aux paroles de la Vierge sur « le bras de mon Fils ». Mais cette lecture peut nous rappeler que, presque partout dans l’Ecriture sainte, la main ou le bras de Dieu s’étend pour sauver.

Après le récit de la traversée de la Mer Rouge, par exemple, nous chantons, dans le cantique de Moïse : « Ta droite, Seigneur, magnifique en sa force, ta droite, Seigneur, écrase l’ennemi ».

Et, à la Veillée comme à la messe dominicale, nous prions avec les paroles du Psaume 117 : « Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai, pour annoncer les actions du Seigneur ».

Alors que la main et le bras de Dieu démontrent son pouvoir de sauver, sa grande tendresse et son éternelle fidélité expriment son désir de le faire. De fait, même quand Dieu fait usage de son pouvoir pour punir son peuple, son amour l’emporte toujours.

Dans les Evangiles la question est posée : « Quel est le grand commandement ? » Je voudrais aujourd’hui suggérer, d’un point de vue salettin, une question différente.

D’abord, permettez-moi de vous donner la réponse : « Même si les montagnes s’écartaient, si les collines s’ébranlaient, ma fidélité ne s’écarterait pas de toi ». Cela vient de la même lecture d’Isaïe citée au début de cette réflexion.

Maintenant, la question : Quelle est la grande promesse ?

Pensez-y. Est-ce qu’il y a autre promesse que vous préféreriez entendre de Dieu que celle-ci ? Y a-t-il quoi que ce soit à propos de la Belle Dame et de son message qui ne soit pas fondé sur cette promesse ?

Et, quelle preuve plus grande trouvons-nous de la fidélité de Dieu à sa promesse que la résurrection de Jésus ? Que ce jour que fit le Seigneur soit pour vous jour de fête et de joie !

Traduction : P. Paul Belhumeur, M.S.

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